Accord historique au Chili

Les manifestations anti-gouvernement sont nombreuses ces dernières semaines au Chili. ©REUTERS

Le Parlement chilien convoque un référendum pour réviser la Constitution de Pinochet, alors que le pays est secoué par des manifestations sans précédent.

Malgré le retour à la démocratie, il y a trois décennies, le Chili est toujours régi par un texte fondamental en partie hérité de la période de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990). 

La Constitution chilienne a été amendée à plusieurs reprises. La révision de 2005, intervenue sous le mandat du président de centre gauche Ricardo Lagos (2000-2006), éliminait ainsi les principes les plus anti-démocratiques: les chefs militaires pouvaient désormais être limogés sans l'accord préalable du Conseil de sécurité nationale, qui n'a plus qu'un rôle consultatif. Les sénateurs étaient désormais tous élus. 

Deux grandes questions

Depuis un mois, une explosion sociale sans précédent remue ce pays sud-américain. Parmi les revendications des manifestants figure en bonne place la convocation d'une Assemblée constituante pour rédiger une nouvelle Constitution. Ce vendredi, le Parlement a réagi à cette demande en décidant de convoquer un référendum pour réviser la Constitution de Pinochet. Il sera organisé en avril 2020 et comportera deux questions: 

  • êtes-vous favorables au principe d'une nouvelle Constitution 
  • les parlementaires en poste aujourd'hui doivent-ils être intégrés à la commission chargée de rédiger le texte?

Avis partagés

Les partisans d'une révision constitutionnelle estiment que le texte aujourd'hui en vigueur ne permet pas d'assurer des services médicaux ainsi qu'une éducation de bonne qualité pour tous et qu'il exclut les citoyens de la politique en dépit des retouches apportées après le retour à la démocratie.

Les autres, au contraire, jugent que la Constitution actuelle est un gage de la stabilité du Chili, l'une des économies les plus florissantes d'Amérique latine.

 

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