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Brésil: l'extrême droite très largement en tête du premier tour

L'éradication de la violence au Brésil a été son grand thème de campagne dans l'un des pays les plus dangereux au monde: Jair Bolsonaro a séduit des dizaines de millions d'électeurs avec des solutions simples et radicales. ©AFP

Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême droite brésilienne, arrive très largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 46,3% des voix. Au second tour, ce nostalgique déclaré de la dictature militaire de 1964-1985 affrontera le candidat du Parti des travailleurs, Fernando Haddad, crédité de 29% des voix.

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro s'est qualifié facilement pour le deuxième tour de la présidentielle au Brésil sur un gros score, mais il se retrouvera face à la gauche dans un duel à l'issue incertaine.

Avant que ne tombent les résultats le situant à 46,06% avec 99,99% des urnes dépouillées, loin devant Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) à 29,24%, Bolsonaro a évoqué des "problèmes avec les urnes électroniques". Si ses partisans ont protesté devant le TSE à Brasilia aux cris de "fraude, fraude!", l'ex-capitaine de l'armée n'est pas allé jusque-là. "Nous devons rester mobilisés. Il reste trois semaines avant le second tour", a-t-il dit.

Dans le clan de Haddad, 55 ans, le soulagement dominait de voir le candidat du PT qualifié pour le 2e tour. Il est parti de loin puisqu'il n'a commencé à faire campagne que quatre semaines avant le scrutin, l'ex-président Lula, emprisonné pour corruption et inéligible, ne s'étant désisté qu'au dernier moment.

"Nous voulons unir les démocrates de ce pays", a déclaré Haddad. "Nous voulons un grand projet pour le Brésil, profondément démocratique, qui recherche inlassablement la justice sociale".

Le duel Bolsonaro-Haddad s'annonce très incertain et bien des choses peuvent se passer d'ici au 28 octobre, dans une campagne qui a déjà réservé d'énormes surprises entre la disqualification de l'ex-président Lula emprisonné pour corruption et l'attentat qui a failli coûter la vie à Jair Bolsonaro le 6 septembre.

L'ex-présidente de gauche Dilma Rousseff, destituée en 2016 par le Parlement au Brésil, a échoué dans sa tentative de briguer un siège de sénatrice dans l'Etat de Minas Gerais (sud-est). Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT), est arrivée en quatrième position, avec 15,06% des voix.

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