Juan Guaido lance la "phase définitive" pour chasser Maduro

©REUTERS

L'opposition vénézuélienne maintient la pression sur le président controversé Nicolas Maduro. Le député de centre droit Juan Guaido, privé de son immunité parlementaire par le pouvoir, multiplie les appels à manifester.

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido a lancé samedi la "phase définitive" pour chasser le président socialiste Nicolas Maduro, tandis que le pouvoir en place multiplie les pressions sur Guaido, le privant de son immunité parlementaire.

"On est là et on va y rester! Tous dans la rue, pour la phase définitive qui mettra fin à l'usurpation!", a déclaré Juan Guaido, juché sur un camion équipé d'enceintes, devant des milliers de supporters massés dans l'est de Caracas, qui agitaient des drapeaux jaunes, bleus et rouges du Venezuela et des panneaux avec l'inscription "liberté".

Pour que la mobilisation ne retombe pas, le député de centre droit, reconnu président par intérim du Venezuela par plus de cinquante pays, a appelé à une nouvelle manifestation mercredi.

Nous lançons "la montée en pression la plus grande de l'histoire", avait annoncé vendredi soir celui qui, à 35 ans, préside le Parlement, seule institution vénézuélienne tenue par l'opposition.

A Maracaibo (ouest), la deuxième ville du Venezuela, deux députés de l'opposition, Renzo Prieto et Nora Bracho, ont été brièvement arrêtés lors d'une manifestation violemment dispersée par les forces de l'ordre, a expliqué à l'AFP leur collègue parlementaire Elimar Diaz.

En réponse, le pouvoir chaviste, qui n'entend pas laisser la rue à l'opposition, a aussi fait descendre des milliers de fidèles vêtus de rouge dans la rue contre l'"impérialisme".

"Ensemble, toujours mobilisés, continuons à défendre la paix et l'indépendance nationale. Halte à l'ingérence!", a écrit Nicolas Maduro sur Twitter.

En dehors de Maracaibo, les manifestations se sont dispersées dans le calme.

Le pouvoir en place a aussi renforcé ces derniers jours la pression sur M. Guaido, le privant de son immunité parlementaire, ce qui permet la poursuite de la procédure pénale engagée à son encontre.

L'opposant a aussi été déclaré inéligible pour 15 ans.

Difficile d'anticiper les conséquences concrètes de ces décisions dans un pays où personne ne reconnaît la légitimité de personne.

M. Guaido lui-même a affirmé que "rien" ne l'arrêterait, bien qu'en théorie il puisse être interpellé à tout moment par les autorités.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect