La "solution privée" ne sortira pas l'Argentine de son défaut de paiement

La banque JPMorgan faisait partie des acteurs de la "solution privée" présentée pour racheter une partie de la dette argentine. ©AFP

Des banques internationales s'efforcaient de trouver un accord pour racheter une partie des obligations argentines détenues par des fonds spéculatifs américains qui refusent la restructuration de la dette proposée par Buenos Aires. Mais cette solution a été repoussée.

Les négociations ont échoué sur le rachat par des banques d'une créance d'1,3 milliard de dollars due par l'Argentine à des fonds "vautours", qui aurait permis d'éviter un défaut de paiement total du pays.

L'Argentine n'a pas pu honorer une créance de 539 millions de dollars le 30 juillet à cause d'une décision d'un juge américain, Thomas Griesa, qui l'oblige à payer d'abord 1,3 milliard de dollars à NML et Aurelius, deux fonds "vautours" spécialisés dans le rachat de dettes à risque.

A savoir

Le défaut de paiement de l'Argentine porte sur 539 millions de dollars, une somme versée par la Banque centrale d'Argentine le 26 juin, mais bloquée à New York par une décision judiciaire. Le juge veut en effet qu'avant de verser cette somme à ses créanciers, Buenos Aires rembourse deux fonds "vautours", Aurelius et NML, qui réclament de leur côté 1,3 milliard de dollars.

Pour débloquer la situation, un groupe de banques composé des américaines JPMorgan Chase et Citigroup, de la britannique HSBC et de l'allemande Deutsche Bank, discutait depuis quelques jours avec ces deux fonds.

→ Le but était de racheter cette créance d'1,3 milliard de dollars, une démarche baptisée "solution privée".

 

 

"En plus de nos efforts pour trouver une solution avec le gouvernement argentin, nous avons engagé des discussions avec différentes parties privées au sujet de la soi-disant "solution privée" pour éviter un défaut de paiement sur des dizaines de milliards de dollars à l'Argentine", a confirmé dans un communiqué le fonds Aurelius Capital Management.

• Pourquoi la solution privée est-elle repoussée? "Mais nous sommes désormais convaincus qu'il n'y a pas de perspective réaliste à une "solution privée", a estimé le fonds américain."Aucune des propositions que nous avons reçues n'était vraiment acceptable", selon lui. Les "entités qui ont fait de telles propositions n'étaient prêtes à financer qu'une petite partie des paiements", explique-t-il.

Il ajoute par exemple qu'"une des propositions a même été retirée avant que nous ne donnions notre réponse. Et aucune des propositions qui nous était faite n'a reçu de réponse productive".

 

Croquis réalisé lors d'une audience autour de cet épineux dossier argentin

 

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