Le Paraguay élit son président

©REUTERS

Mario Abdo Benitez, candidat du parti de droite, part favori pour remporter les présidentielles au Paraguay.

Le Paraguay, un des pays les plus pauvres d'Amérique latine, élit dimanche son nouveau président, qui sera soit Mario Abdo Benitez, grand favori et candidat du parti de droite au pouvoir, soit Efrain Alegre, porté par une coalition de centre gauche.

Les deux candidats étaient parmi les premiers à exercer leur suffrage après l'ouverture des bureaux de vote à 07h00 dans une ambiance peu enthousiaste.

Les 4,2 millions d'électeurs sont appelés à se rendre dans les bureaux avant 16Hh00. Les premières estimations sont attendues une heure plus tard, le vainqueur devant être connu dès la soirée pour ce scrutin à un tour.

Dynamisme économique d'un côté, pauvreté, corruption et trafic de drogue de l'autre: le Paraguay, enclavé entre la Bolivie, l'Argentine et le Brésil, a été  marqué par la longue dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989).

Pourtant, c'est un candidat dont la famille est liée à cette époque trouble qui caracole en tête des sondages: Mario Abdo Benitez, 46 ans, surnommé "Marito", est le fils de Mario Abdo, secrétaire personnel de Stroessner.

"J'ai gagné mes références démocratiques au cours de ma carrière politique", s'est-il justifié dimanche après avoir voté dans la matinée à Asuncion.

Ces dernières semaines, il a été crédité de jusqu'à 20 points d'avance sur son adversaire Efrain Alegre, 55 ans, candidat de la coalition de centre gauche Ganar, pour succéder au président sortant Horacio Cartes.

Une enquête d'opinion de dernière minute a toutefois semé le doute, la société de sondages Ati Sneard et Asociados prédisant que les candidats pourraient finalement se retrouver au coude-à-coude et estimant qu'Abdo Benitez ne pourra gagner que si la participation est inférieure à 70%.

"Si Abdo Benitez perd, ce sera un vote de sanction pour Cartes, qui a eu un gouvernement d'exclusion. Il y a une réaction de lassitude", a expliqué l'institut Sneard à l'AFP.

Horacio Cartes, patron millionnaire de l'industrie du tabac, a gardé le cap pendant son mandat sur la croissance économique, d'environ 4% par an grâce aux exportations de soja, de viande et d'électricité.

Mais il n'a progressé ni sur le front de la pauvreté, toujours à un niveau alarmant de 26,4% selon les statistiques, ni sur celui de la corruption, dans ce pays classé 135e sur 180 par l'ONG Transparency International.

Une victoire d'Abdo Benitez serait aussi un trophée de plus au palmarès de son parti Colorado, à la tête du pays presque sans interruption depuis 1947.

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