Oui à 99,8% pour le Royaume-Uni aux Malouines

©REUTERS

Les habitants des Malouines (Falklands en anglais) ont voté lundi à 99,8% (bien 99,8%) en faveur du maintien dans le giron britannique à l'issue d'un référendum organisé sur deux jours, restant sourds aux revendications de souveraineté de l'Argentine qui jugeait le scrutin nul et non avenu, selon des résultats officiels définitifs.

Le retentissant résultat du "oui", qui a été délivré à 22H30 (01H30 GMT) dans l'archipel de l'Atlantique sud, n'a fait l'objet d'aucune contestation, et a été accueilli par une population en liesse à Stanley, la capitale.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s'est félicité du résultat du vote, déclarant qu'il "montrait plus clairement que jamais que les habitants des Falklands" souhaitaient rester dans le giron britannique.

"Nous avons toujours clairement dit que nous croyons dans les droits de la population des Falklands à déterminer son propre avenir et à décider de la voie qu'elle souhaite suivre", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Tous les pays devraient accepter les résultats de ce référendum", a-t-il ajouté.

Des célébrations ont accueilli le résultat du vote. "Il y a beaucoup de bruit ici, c'est énorme", a déclaré à l'AFP un député local, Barry Elsby. "Il y a des centaines de personnes rassemblées devant la cathédrale, qui chantent et agitent des drapeaux", a-t-il témoigné.

Le gouvernement local s'était félicité dimanche d'une forte participation lors de la première journée de scrutin, pour lequel la victoire du "oui" ne faisait pas de doute.

Le vote a suscité toutefois peu d'intérêt médiatique au Royaume-Uni, où les journaux n'ont consacré que quelques courts articles en pages intérieures à ce référendum qui s'est déroulé à quelque 13.000 kilomètres des côtes britanniques.

Si ce scrutin a eu lieu avec la bénédiction du gouvernement britannique qui contrôle l'archipel depuis 1833, l'Argentine l'a d'emblée disqualifié comme une "tentative britannique de manipulation" et prévenu qu'il "ne mettra pas un terme au différend sur la souveraineté".

Pour Buenos Aires, les "Islanders" constituent une "population implantée" par les Britanniques et ne peuvent revendiquer le droit à l'autodétermination.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés