Peter Gabriel-Roger Waters, duel d'artistes au Venezuela

"Souhaitons-nous vraiment que le Venezuela devienne un autre Irak, une autre Syrie, une autre Libye?", s'interroge le musicien Roger Waters, connu pour ses critiques acerbes de la diplomatie américaine. ©AFP

Nicolas Maduro contre Juan Guaido: la lutte au Venezuela entre le président en titre et le président autoproclamé soutenu par l’Occident a des prolongements... musicaux.

Un grand concert est prévu demain à Cucuta, ville colombienne à la frontière du Venezuela, par le milliardaire britannique Richard Branson pour lever des fonds à destination de la population vénézuélienne et faire pression sur le régime de Nicolas Maduro pour qu’il laisse entrer l’aide humanitaire dans le pays. Le Portoricain Luis Fonsi, interprète du tube planétaire "Despacito", le Britannique Peter Gabriel (ex-Genesis), les Espagnols Miguel Bosé et Alejandro Sanz sont annoncés.

La date du 22 février précède le jour prévu par Juan Guaido , chef du Parlement reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, pour que l'aide humanitaire envoyée des Etats-Unis, stockée depuis le 7 février à Cucuta, entre au Venezuela. Maduro refuse cette assistance qu'il voit comme un prétexte pour une intervention militaire des États-Unis.

"Souhaitons-nous vraiment que le Venezuela devienne un autre Irak, une autre Syrie, une autre Libye?"
roger waters
fondateur de pink floyd

Le gouvernement de Maduro a répliqué en annonçant l'organisation de son propre grand concert les 22 et 23 février, également à la frontière avec la Colombie. Le nom des artistes attendus n’a pas été dévoilé. Mais le régime chaviste peut se targuer d’un soutien de poids en la personne du musicien britannique Roger Waters, un des fondateurs du mythique groupe de rock Pink Floyd. Waters a critiqué le concert humanitaire prévu par les pro-Guaido. "Ça n'a rien à voir avec les besoins des Vénézuéliens, ça n'a rien à avoir avec la démocratie, ça n'a rien à voir avec la liberté", a-t-il dit. Dans son message, retransmis en boucle par la télévision publique vénézuélienne, Roger Waters demande en particulier à son "ami" Peter Gabriel de ne pas se "laisser mener en bateau". "Souhaitons-nous vraiment que le Venezuela devienne un autre Irak, une autre Syrie, une autre Libye?", s'interroge le musicien, connu pour ses critiques acerbes de la diplomatie américaine.

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