Un vent de corruption souffle sur Montréal

Sept mois après sa nomination, Michael Appelbaum, maire de Montréal, démissionne.

Les révélations de corruption pleuvent sur Montréal. Fortement soupçonné, Michael Appelbaum, le maire de la ville, a été contraint de démissionner.

Alerte à Montréal! Un vent de corruption souffle sur la ville. Même les oies "blanches" y laissent des plumes. Depuis plus d’un an, une commission d’enquête publique et l’unité anti-corruption s’affairent. Les révélations pleuvent. En cause: des responsables de la mairie, des entrepreneurs en bâtiment et la criminalité organisée. Lundi, c’est à la porte de Michael Appelbaum, maire de la ville, que l’unité anti-corruption est venue frapper. Il a été arrêté, interrogé longuement et relâché dans la même journée.

Rétablir la confiance

  • 19 Novembre 2012: Michael Appelbaum est nommé maire de Montréal. Il prend le relais de Gérald Tremblay lequel, poussé dans ses retranchements suite à des accusations de corruption, a été contraint de démissionner. Appelbaum rassure ses concitoyens, il veut rétablir la confiance et s’engage: "Je veux effacer cette tache sur notre ville."
  • 18 Juin 2013: Michael Appelbaum démissionne de sa fonction de maire de Montréal. Le chevalier blanc est à son tour mis en cause. La veille, un chapelet de chefs d’accusation lui a été signifié par l’unité anti-corruption. Appelbaum "rassure" ses concitoyens, il affirme son innocence et sa volonté de se défendre contre les accusations de complot et de corruption. Il justifie sa démission: "Être maire n’est pas une tâche qu’on peut faire en se défendant face à des accusations et vous comprendrez que je mettrai toutes mes énergies dans ma défense et ma famille."

14 chefs d’accusation

Que s’est-il donc passé au cours des sept derniers mois? A priori, rien de répréhensible. Soucieux de tenir ses promesses, Michael Appelbaum a multiplié les démarches visant à lutter contre la corruption. Dès son entrée en fonction, il a pris des mesures anti-collusion.

Oui mais… avant de revêtir son costume de chevalier blanc, Appelbaum était maire d’un des 19 arrondissements de la ville de Montréal. Il semblerait qu’au cours de ce mandat, des pots-de-vin — il est question de dizaines de milliers de dollars — aient été versés pour qu’il fasse preuve de souplesse en ce qui concerne les règles d’urbanisme.

Il fait donc face à pas moins de 14 chefs d’accusation. Parmi lesquels: fraude envers le gouvernement, complot, abus de confiance et actes de corruption dans les affaires municipales, reliés à des transactions immobilières.

Dès lundi, les instances politiques et les Montréalais ont émis le souhait de voir Appelbaum démissionner. Pauline Marois, Premier ministre, a fait savoir qu’il serait bien inspiré de quitter ses fonctions. C’est chose faite.

Alors à Montréal, comme en novembre dernier, un maire intérimaire va être désigné. À qui le gant?

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