Yellen: le plein emploi est en vue

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La présidente de la Fed laisse entrevoir le plein emploi aux Etats-Unis d'ici fin 2016. Elle estime par ailleurs qu'il y a peu de risques que l'inflation aux Etats-Unis ne franchisse la barre des 2%.

L'économie américaine semble bien partie pour arriver progressivement à une situation de plein emploi, mais elle va encore avoir besoin pour un certain temps de mesures de soutien de la banque centrale du pays, a
déclaré Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale.

Dans sa deuxième allocution en public depuis qu'elle a pris la présidence de la Fed, Janet Yellen a dit qu'il était "raisonnablement plausible" de voir la première économie mondiale être proche d'une telle situation ainsi que d'un niveau d'inflation plus sain d'ici la fin de 2016. "Je pense que nous pouvons constater des progrès significatifs, même si, de toute évidence...l'objectif n'a pas encore été atteint à ce stade", a-t-elle souligné devant l'Economic Club de New York.

Le laps de temps durant lequel la Réserve fédérale maintiendra son principal taux directeur à un niveau  proche de zéro dépendra de la distance entre les niveaux du taux de chômage et de l'inflation et les objectifs de la Fed et du temps qu'il faudra pour atteindre ces derniers, a ajouté Janet Yellen.

Elle a pour l'essentiel confirmé la posture de la banque centrale, soulignant qu'elle s'adapterait aux conditions
économiques lorsqu'elle décidera de durcir la politique monétaire. "A mesure que la reprise se déploie et que la santé de l'économie est retrouvée, il va de soi que nous devrons durcir notre politique monétaire pour éviter d'aller au-delà de nos objectifs. Nous concentrerons toute notre attention sur le retrait des mesures de soutien le moment venu."

Événements imprévisibles

Janet Yellen a également insisté sur le fait que des événements imprévisibles étaient susceptibles de faire dévier la Fed de sa trajectoire actuelle, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises depuis que les Etats-Unis ont renoué avec la croissance après la récession de 2007-2009.

Elle a ajouté que la banque centrale, le cas échéant, pourrait même être amenée à interrompre le processus de diminution du montant des rachats obligataires mensuels, actuellement revenus à 55 milliards de dollars.
Les intervenants de marché sont quasiment tous convaincus que ces rachats cesseront d'ici la fin de l'année.

Richard Fisher, président de la Fed de Dallas voit même le "QE3" s'arrêter d'ici l'automne, ajoutant toutefois avoir une idée moins précise du calendrier de remontée des taux.

La banque centrale a ramené son taux directeur à un niveau proche de zéro à la fin de 2008, au plus fort de la crise financière, et a observé depuis un statu quo en la matière.

Agacée par la lenteur de la reprise, la Fed souhaite que l'emploi revienne au meilleur niveau possible et de manière durable et que l'inflation revienne autour de 2% contre 1% actuellement.

"Plus l'emploi et l'inflation seront loin de leurs objectifs respectifs, et plus les progrès projetés seront lents, plus les objectifs actuels des federal funds auront de chances d'être maintenus", dit-elle. "Cette approche souligne l'engagement du FOMC de maintenir un niveau approprié d'accommodation pour soutenir la reprise", ajoute-t-elle.

"La nouvelle projection réaffirme également l'opinion du FOMC selon laquelle le relèvement (des taux) ne devrait pas être fondé sur un indicateur particulier, mais qu'il faudra qu'il prenne en compte un vaste éventail d'informations sur le marché du travail, l'inflation et l'évolution financière."

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