Publicité

Accord de cessez-le-feu au Nagorny Karabakh

En Azerbaïdjan, on célèbre un accord qui doit mettre fin au conflit dans le Nagorny Karabakh. ©AFP

L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé un accord sous l'égide de la Russie devant mettre fin aux hostilités dans le Nagorny Karabakh. La population arménienne s'estime lésée.

L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont signé, sous l'égide de la Russie, un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh qui consacre les victoires militaires azerbaïdjanaises après six semaines de combats meurtriers.

Des milliers de manifestants en colère se sont rassemblés aux abords du siège du gouvernement arménien.

Les belligérants gardent au terme de cet accord, qui est entré en vigueur lundi soir, les positions qu'ils occupent. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s'est félicité d'une "capitulation" de l'Arménie. Le Premier ministre arménien a qualifié cette initiative "d'incroyablement douloureuse pour moi et pour notre peuple".

Peu après l'annonce, des milliers de manifestants en colère se sont rassemblés aux abords du siège du gouvernement arménien, des centaines d'entre eux pénétrant dans les locaux, brisant des vitres et saccageant des bureaux, notamment une salle de conseil des ministres.

Des manifestants criant leur colère dans l'enceinte du Parlement arménien. ©VIA REUTERS

Depuis la fin septembre, les combats les plus sanglants depuis près de 30 ans opposent séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise. Depuis des semaines, la Russie et d'autres puissances tentaient d'obtenir un cessez-le-feu, mais trois tentatives ont échoué à chaque fois juste après l'entrée en vigueur de ces trêves humanitaires.

Histoire partagée

L'Azerbaïdjan veut reprendre le contrôle de cette province qui a fait sécession, devenant de facto indépendante au début des années 1990 et à l'issue d'une guerre qui fit plus de 30.000 morts. Peuplé aujourd'hui quasi-exclusivement d'Arméniens, ce territoire était rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique mais est considéré par les deux pays comme une partie intégrante de leurs histoire.

1.300
morts
Ce conflit a fait au moins 1.300 morts depuis le 27 septembre dernier.

L'annonce d'un accord de fin des hostilités intervient alors que les forces azerbaïdjanaises annonçaient avoir pris dimanche Choucha, ville stratégique à 15 kilomètres de la capitale séparatiste Stepanakert et située sur l'artère vitale reliant la république autoproclamée à son parrain arménien. La chute de cette localité était considérée comme un tournant de la guerre.

Le conflit a fait au moins 1.300 morts depuis le 27 septembre, selon des bilans très partiels, l'Azerbaïdjan n'ayant jamais annoncé ses pertes militaires.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés