Chaos au Parlement de Hong Kong, les Etats-Unis entrent en jeu... et fâchent la Chine

©AFP

Carrie Lam, interrompue par l'opposition, a dû renoncer à un discours au Parlement. De son côté, Pékin s'indigne après un vote de la Chambre des représentants américaine en faveur des libertés civiles à Hong Kong.

La cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam a été contrainte d'arrêter de prononcer son discours de politique générale après avoir été chahutée par des parlementaires, au milieu de scènes chaotiques au sein du Parlement local.

Le discours de politique générale était présenté comme une tentative pour reconquérir la confiance de la population après plus de quatre mois d'une crise politique sans précédent. Carrie Lam, dont les contestataires réclament la démission, a prévu d'annoncer une série de mesures - principalement en matière d'immobilier.

Les USA s'en mêlent

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a adopté une "loi sur les droits de l'Homme et la démocratie à Hong Kong" qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. Le texte, qui doit encore être discuté au Sénat, conditionnerait le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d'Etat d'une situation jugée convenable en matière de respect des droits civils de la part des autorités hongkongaises.  Il prévoit également des sanctions pour tout responsable qui abolirait "des libertés fondamentales" dans ce territoire semi-autonome.

Tout à fait de quoi allumer la susceptibilité de la Chine. Pékin a exprimé son "extrême indignation" après ce vote de la Chambre des représentants américaine en faveur des libertés civiles à Hong Kong. Le porte-parole chinois a averti que le vote des représentants américains aurait pour conséquences "des mesures énergiques" de la part de la Chine, sans préciser lesquelles.

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