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Japon: l'exécutif planche sur un projet de rallonge budgétaire

Afin de poursuivre la relance économique de son pays, le Premier Ministre japonais compte soumettre au Parlement une demande de fonds supplémentaires qui pourraient atteindre 5.000 milliards de yens.

Le gouvernement japonais a annoncé lundi qu'il préparait une rallonge budgétaire pour financer un nouveau train de mesures de soutien économique, dont le montant pourrait atteindre 4.000 à 5.000 milliards de yens (35 à 44 milliards d'euros), selon un membre du parti majoritaire.

Le Premier ministre de centre-gauche, Naoto Kan, a demandé lundi à son état-major d'élaborer un plan afin de doter l'Etat de fonds supplémentaires nécessaires pour redonner de l'entrain à l'activité, a confirmé Katsuya Okada, secrétaire général de la formation au pouvoir, le Parti Démocrate du Japon (PDJ), que préside M. Kan.

M. Okada a laissé entendre que les dispositions étatiques destinées à stimuler l'économie pourraient se situer dans une fourchette de 4.000 à 5.000 milliards de yens (35 à 44 milliards d'euros), comme le souhaite le PDJ.

Toujours selon M. Okada, le projet de rallonge budgétaire devrait être soumis au Parlement, lors de la session qui débutera en fin de semaine. Il portera sur cinq aspects jugés prioritaires: l'emploi, la croissance économique, l'aide sociale, l'économie régionale et la révision des réglementations perçues comme handicapantes.

Le gouvernement japonais, qui a annoncé récemment une première série de nouvelles mesures, évaluée à 920 milliards de yens (plus de 8 milliards d'euros), est poussé à accélérer les dispositifs de soutien économique.

La phase de reprise amorcée mi-2009 après la récession de 2008 tend en effet à ralentir, sur fond de déflation lancinante et de forte hausse de la devise japonaise nuisible aux exportations.

La santé économique du pays est, aux yeux des milieux d'affaires et des citoyens, une des principales tâches auxquelles doit s'atteler le pouvoir exécutif.

Les marges de manoeuvre de l'Etat nippon sont toutefois étroites, d'une part à cause de finances publiques limitées par un endettement déjà colossal, et d'autre part du fait de l'absence de majorité du PDJ à la chambre haute du parlement.

L'exécutif promet qu'il fera tout son possible pour financer le surcroît de dépenses envisagées sans recourir à l'émission de nouvelles obligations d'Etat.

M. Kan répète à l'envi qu'il souhaite réduire le déficit et la dette du Japon, en éliminant les gaspillages administratifs d'une part et, ultérieurement, en réformant amplement le système fiscal japonais.

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