Japon: Les pressions se multiplient pour obtenir la démission de Hatoyama

Le Premier ministre est très impopulaire. Tout pourrait se jouer aujourd'hui lors d'une rencontre entre Hatoyama et le secrétaire général de son parti.

(AFP) - Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama a réaffirmé mardi qu'il resterait à son poste, malgré son impopularité grandissante, mais les médias spéculent de plus en plus sur une possible démission avant les élections sénatoriales du 11 juillet.

Tout pourrait se jouer, selon la presse, lors d'une rencontre en fin de journée entre M. Hatoyama, qui est également chef du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche), et le tout-puissant secrétaire général de ce parti, Ichiro Ozawa. Considéré comme un "faiseur de roi", cet habile politicien est l'artisan du triomphe électoral du PDJ aux élections législatives d'août 2009, qui a amené au pouvoir M. Hatoyama et mis un terme à un demi-siècle de domination des conservateurs au Japon.

Selon les médias, qui citent des sources au sein du PDJ, les deux hommes devraient discuter de l'avenir du Premier ministre et des prochaines élections sénatoriales, dont s'occupe M. Ozawa. "Les appels à la démission du Premier ministre Hatoyama se multiplient au sein du Parti Démocrate du Japon, après une chute de son taux de popularité dans les sondages", a annoncé en "une" le quotidien à grand tirage Yomiuri Shimbun (conservateur)

Le quotidien de centre-gauche Asahi Shimbun a relevé pour sa part que "la position du parti à l'encontre du Premier ministre est particulièrement dure, ce qui pourrait conduire à sa démission".

Mardi matin, M. Hatoyama a réaffirmé devant les journalistes qu'il voulait rester à son poste. "Je veux coopérer avec lui (Ozawa) pour affronter les défis de la Nation", a-t-il dit.

Le Premier ministre, qui avait débuté son mandat avec une très forte popularité de plus de 70%, est désormais passé sous la barre des 20% d'opinions favorables, notamment en raison de ses volte-face et son manque de décision.

Le plus grand reproche que lui font les Japonais est d'avoir rompu sa promesse électorale de retirer une base militaire américaine de l'île d'Okinawa (sud). Ce renoncement a fait voler en éclats la coalition gouvernementale tripartite. Le Parti Social-Démocrate (PSD), opposé au maintien de la base, a quitté le gouvernement et rejoint l'opposition.

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