Japon: les successeurs possibles au poste de Premier ministre

Après la démission mercredi du Premier ministre japonais Yukio Hatoyama, trois responsables du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) semblent en position de lui succéder à la tête du mouvement, étape obligée pour accéder à la charge suprême de chef du gouvernement.

(afp)- Ces trois possibles successeurs sont:

NAOTO KAN, VICE-PREMIER MINISTRE ET MINISTRE DES FINANCES

Agé de 63 ans, Naoto Kan apparaît comme un bon candidat de compromis entre les différentes factions du parti au pouvoir.

Ancien militant de gauche, il a participé à la fondation du PDJ. Surnommé "l'irritable Kan" pour son tempérament bien trempé, il s'est fait remarquer dans les années 90 comme ministre de la Santé, lorsqu'il a poussé son administration à révéler son implication dans un scandale de transfusion sanguine infectée au VIH.

Il a l'avantage de ne pas avoir été directement mêlé à la gestion désastreuse du déménagement de la base militaire de Futenma, sur l'île d'Okinawa (sud), qui a coûté son poste à M. Hatoyama.

Chargé des Finances depuis janvier, il a adopté des positions réalistes face à la situation économique, en se prononçant publiquement en faveur d'une hausse de la taxe sur la consommation et d'un plafonnement de l'endettement public.

KATSUYA OKADA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

Ancien président du PDJ en 2004 et 2005, Katsuya Okada, 56 ans, était l'an dernier le rival de M. Hatoyama pour prendre à nouveau la présidence du parti et se positionner ainsi comme futur Premier ministre.

Comme lui, il a fait ses débuts en politique au Parti Libéral-Démocrate (PLD, conservateur) avant de passer au PDJ.

Héritier du fondateur du grand groupe de distribution nippon Aeon, surnommé "M. Propre" pour son combat contre la corruption, M. Okada a figuré parmi les hommes politiques préférés des Japonais.

Toutefois, son image risque d'avoir été quelque peu écornée par le fiasco lié à la base de Futenma, dans lequel il s'est trouvé impliqué en tant que ministre des Affaires étrangères.

SEIJI MAEHARA, MINISTRE DES TRANSPORTS

Ancien président du PDJ de 2005 à 2006, Seiji Maehara, 48 ans, est connu pour son franc-parler.

Il n'a pas hésité à critiquer le manque de décision de M. Hatoyama dans l'affaire de la base militaire de Futenma et à fustiger les scandales politico-financiers entourant l'ex-Premier ministre et Ichiro Ozama, le tout-puissant secrétaire général du parti lui aussi démissionnaire.

Partisan d'une plus grande indépendance du Japon, il estime que la défense du pays devrait être assurée par les Japonais eux-mêmes et non pas par les Etats-Unis.

Au plan économique et social, il prône la décentralisation, la suppression du déficit budgétaire et une politique de relance de la natalité.

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