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L'UE inflige des sanctions à la Chine pour violations des droits humains

©AFP

L'accord dégagé par les 27 pour sanctionner la Chine suite à ses agissements envers la minorité musulmane des Ouïghours a été approuvé à l'unanimité ce lundi. Une première depuis plus de 30 ans.

Mercredi dernier, les États membres de l'UE se sont accordés pour sanctionner la Chine suite aux violations des droits de l'homme, commises par le pays à l'encontre des Ouïghours, dans le Xinjiang. Ces mesures ont été approuvées à l'unanimité ce lundi, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, à Bruxelles.

Les pénalités portent sur des interdictions de visas et des gels d'avoirs. Elles visent quatre dirigeants de la région chinoise du Xinjiang.

C'est la première fois depuis la répression sanglante des manifestants de la place Tiananmen, en 1989, que l'UE sanctionne le régime communiste de Pékin pour violations des droits humains. Les pénalités portent sur des interdictions de visas et des gels d'avoirs. Elles visent quatre dirigeants de la région chinoise du Xinjiang.

La décision de l'UE a été officialisée, cela malgré les menaces de Pékin. L'ambassadeur de Chine, Zhang Ming, avait pourtant, mercredi dernier, mis en garde Bruxelles contre un éventuel risque de "confrontation" avec Pékin si des sanctions étaient adoptées.

Six pays sanctionnés

Les États membres se sont aussi accordés, mercredi denier, sur une nouvelle série de sanctions portant sur plusieurs pays. Celles-ci concernent en tout onze personnes et quatre entités appartenant à six pays, dont la Chine.

Les autres pays visés sont la Russie, la Corée du Nord, la Libye, l'Érythrée et le Sud Soudan, selon des sources diplomatiques européennes. L'UE a imposé des sanctions contre douze personnes impliquées dans le coup d'État commis début février en Birmanie.

Londres et Washington annoncent également des sanctions

Le Royaume-Uni a pris lundi des sanctions contre quatre hauts responsables chinois pour leur rôle dans les violations des droits humains dans la région du Xinjiang, en particulier contre la minorité musulmane des Ouïghours, a annoncé le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab.

Ces sanctions britanniques, prises en concertation avec l'UE, les États-Unis et le Canada, visent également une entité publique chargée de la sécurité dans certaines zones du Xinjiang. Elles incluent interdiction d'entrée sur le territoire britannique et des gels d'avoirs, a précisé le ministre britannique des Affaires étrangères.

Ce lundi, les États-Unis ont aussi annoncé des sanctions contre deux responsables chinois. "Les autorités chinoises continueront de subir des conséquences tant que des atrocités ont lieu au Xinjiang", a prévenu dans un communiqué la responsable du secrétariat au Trésor qui supervise les programmes de sanctions, Andrea Gacki.

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