La présidence du G20 n'est pas une mince affaire pour Sarkozy

Vendredi, la France succèdera à la Corée du sud à la tête du G20 qui rassemble pays riches et émergents de la planète. Elle cumulera cette présidence à partir du 1er janvier avec celle du G8, le club plus fermé des pays les plus riches.

 À 18 mois de l'élection présidentielle, le président Nicolas Sarkozy compte sur ces assemblées pour soigner sa stature internationale, et sur le plan intérieur aussi, convaincre son électorat.

Principal artisan de la montée en puissance du G20 comme organe décisionnaire sur les questions de régulation financière, Sarkozy a eu plusieurs fois l'occasion d'exposer les ambitions pour la présidence française de ce forum. Elles se résument en trois gros chantiers.

Le premier de ces chantiers est la réforme du système monétaire international dont Sarkozy espère débattre "sans tabou".

Face à l'instabilité des changes menaçant la croissance mondiale, comme il l'avait affirmé lors de son discours aux ambassadeurs le 25 août, Sarkozy juge "nécessaire de mettre en place des instruments pour éviter l'excessive volatilité des monnaies".

Principaux écueils à cette volonté réformatrice: le yuan d'une part, que les Chinois ne sont pas pressés de réévaluer, le dollar de l'autre, que les Américains viennent de déprécier via une injection massive de billets verts dans le circuit économique.

Tant Pékin que Washington agissent ainsi pour doper leurs exportations, au moment où l'Europe économique peine à sortir la tête de l'eau... Autres chantiers : la volatilité du prix des matières premières qui ont été la cause d'émeutes de la faim en 2008, notamment à Haïti et en Afrique, et la réforme de la gouvernance mondiale, avec le Fonds monétaire international et le Conseil de sécurité élargi à l'Afrique. S'ils sont "incontournables" pour le président français, ces chantiers "ne seront pas bouclés dans l'année à venir" indique-t-on à l'Elysée.

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