La Syrie décrète une amnistie générale

Manifestation au Maroc de citoyens syriens contre le régime de Bachar al Assad. (Photo: Reuters)

Elle concerne les crimes commis depuis le début de l'insurrection, soit le 15 mars 2011.

Le président syrien Bachar al Assad accorde une amnistie générale pour les crimes commis depuis le début de l'insurrection en Syrie, annonce dimanche l'agence de presse officielle Sana.

Selon l'agence, l'amnistie concerne "les crimes commis dans le cadre des événements qui se sont déroulés entre le 15 mars 2011 et le 15 janvier 2012".

L'agence de presse n'a pas donné de détails supplémentaires.

Force arabe

Samedi, le Qatar a proposé l'envoi d'une force arabe en Syrie pour mettre fin aux affrontements entre l'armée et les opposants au président Bachar al Assad, qui durent depuis dix mois.

Sur le terrain, les forces syriennes ont lancé une offensive à Zabadani, ville de 40.000 habitants proche de la frontière libanaise, mais sont ralenties par la neige et la résistance des insurgés appuyés par des déserteurs. Il s'agit de la première opération militaire d'envergure depuis l'arrivée en Syrie des observateurs de la Ligue arabe, le 26 décembre.

Interrogé par la chaîne de télévision CBS à propos d'une éventuelle intervention arabe en Syrie, l'émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, a répondu: "Face à une telle situation, et pour arrêter l'effusion de sang, il faudrait envoyer des troupes (...)".

"Arrêter de tuer vos concitoyens"

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé dimanche au président syrien Bachar al-Assad d'"arrêter de tuer" ses concitoyens, soulignant que tout dirigeant qui use de la force "court à sa perte", lors d'une conférence à Beyrouth.

"Aujourd'hui, je redis au président syrien, M. Assad: mettez fin à la violence, arrêtez de tuer vos concitoyens, la répression mène à l'impasse", a-t-il affirmé à l'ouverture de cette conférence sur la transition démocratique dans le monde arabe à laquelle participent de nombreuses personnalités arabes et internationales.

"Celui qui exerce le pouvoir en usant de la force ou de la coercition court à sa perte. Un jour ou l'autre son peuple l'abandonne", a poursuivi Ban Ki-Moon, citant le célèbre philosophe arabe du 14e siècle, Ibn Khaldoun. 

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