La Turquie entre en récession

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Pour la première fois depuis 2009, la Turquie entre en récession. Mauvaise nouvelle pour le parti d'Erdogan, à trois semaines des élections municipales.

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement turc à trois semaines d'élections municipales: le pays est entrée en récession pour la première fois depuis 2009. Voilà qui pourrait desservir le parti du président Recep Tayyip Erdogan, alors que l'économie apparaît en tête des préoccupations des Turcs.

Le PIB s'est contracté de 2,4% par rapport au trimestre précédent, au cours duquel le PIB avait déjà enregistré une première contraction de 1,1% selon l'Office national des statistiques (Tüik). La croissance pour l'ensemble de l'année 2018 s'est établie à 2,6%, contre 7,4% en 2017.

Que se passe-t-il? Ce ralentissement s'explique en grande partie par une très forte inflation sur fond de crise de la livre turque survenue en août, due aux tensions diplomatiques entre Ankara et Washington et à la défiance des marchés à l'égard des politiques économiques menées par le gouvernement turc. 

  • La devise turque a ainsi perdu près de 30% de sa valeur en 2018, mais s'est stabilisée depuis le début de l'année. 
  • L'inflation se maintenait à 19,67% en rythme annuel en février, repassant toutefois sous le seuil symbolique de 20% pour la première fois depuis août.

Et maintenant? "Le pire (...) est derrière nous", a toutefois assuré le ministre des Finances, Berat Albayrak, sur Twitter, imputant ces mauvais chiffres à "des attaques spéculatives" et au ralentissement de l'économie mondiale. Un constat que semble partager Jason Tuvey, économiste chez Capital Economics, qui estime dans une note que "le pire de la baisse est probablement passé". Il estime cependant que le PIB turc va connaître une contraction de 2,5% en 2019.

 

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