Le nouveau chef de l'État islamique est identifié

La bannière de l'État islamique peinte sur le mur d'une ancienne prison du groupe terroriste à Raqqa, en Syrie. ©Photo News

Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, l'un des rares dirigeants de l'État islamique à ne pas être arabe, a été identifié comme le nouveau chef du mouvement.

L'un des fondateurs et principaux idéologues du groupe djihadiste État islamique a été identifié par plusieurs services de renseignements comme le successeur d'Abou Bakr al-Baghdadi à la tête de l'organisation, selon le Guardian.

Le journal britannique, qui cite des responsables de deux services de renseignement non précisés, avance que l'organisation est désormais dirigée par Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi.

Qui est-il?

Originaire d'une famille de la minorité turkmène d'Irak, c'est l'un des rares non-Arabes dans la direction de Daech. Diplômé de l'université de Mossoul, il aurait joué un rôle clé dans la persécution des Yazidis, communauté religieuse ancestrale prise pour cible en Irak par les djihadistes en 2014.

5 millions
de dollars
Les USA offrent 5 millions de dollars pour des informations permettant de capturer Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, le nouveau chef présumé de l'État islamique.

Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi figure depuis août 2019 sur la liste des "terroristes les plus recherchés" par les États-Unis, qui offrent jusqu'à 5 millions de dollars pour des informations permettant de le capturer. Il est présenté sur le site ad hoc du Département d'État américain comme "un successeur potentiel du chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi".

Le président américain Donald Trump avait annoncé la mort d'al-Baghdadi en octobre dernier. ©AFP

Le 27 octobre dernier, le président américain Donald Trump avait annoncé la mort d'al-Baghdadi lors d'un raid au cours de la nuit précédente dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques kilomètres de la frontière turque. Depuis qu'il s'était autoproclamé, en 2014, "calife" d'un territoire qui a compté jusqu'à sept millions d'habitants, à cheval entre l'Irak et la Syrie, Baghdadi était devenu l'homme le plus recherché du monde.

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