Le Premier ministre japonais en chute dans les sondages

Le taux de popularité du Premier ministre japonais de centre-gauche Naoto Kan a encore chuté à la veille des élections sénatoriales du 11 juillet, premier test majeur depuis son arrivée au pouvoir il y a à peine un mois.

Plusieurs sondages publiés lundi traduisent une hausse du mécontentement à l'égard de M. Kan, 63 ans, notamment depuis ses commentaires sur une hausse possible de la taxe sur la consommation, actuellement de 5%.

Selon une enquête organisée au cours du week-end par le journal Asahi Shimbun (centre-gauche), le pourcentage de Japonais qui soutiennent le gouvernement n'est plus que de 39%, contre 48% il y a une semaine et 60% à son arrivée au pouvoir il y à peine un mois.

Le nombre de mécontents a grimpé à 40%, contre 29% la semaine précédente.

Le sondage commandé par le plus grand quotidien japonais, Yomiuri Shimbun (droite), accorde un taux de popularité de 45% au gouvernement Kan (- 5 points), alors que le pourcentage de mécontents gagne deux points, à 39%.

M. Kan s'est engagé à réformer les finances de l'Etat afin de rééquilibrer le budget et de réduire la dette colossale du Japon, qui approche les 200% du PIB.

A propos de la taxe sur la consommation, il a proposé un débat avec tous les partis politiques sur une éventuelle hausse, en prenant pour base de discussion l'objectif de 10% suggéré par le principal parti d'opposition, le Parti Libéral-Démocrate (PLD, conservateur).

Selon l'enquête du Yomiuri, 65% des personnes interrogées jugent nécessaire une hausse de cette taxe afin d'améliorer le budget de l'Etat et de financer le coût de la protection sociale. Mais elles sont 89% à estimer que M. Kan n'a pas été convaincant dans ses arguments.

Le sondage de l'Asahi donne un résultat opposé: 48% des Japonais se déclarent opposés à toute hausse (+ 4 points) contre 39% qui l'approuvent (- 10 points).

Le Parti Démocrate du Japon (PDJ), présidé par M. Kan, souhaiterait obtenir suffisamment de sièges aux élections sénatoriales de dimanche afin de s'assurer une majorité à lui tout seul au Sénat, après sa victoire écrasante aux élections législatives en août 2009.

Actuellement, le PDJ est contraint de s'associer à d'autres formations politiques afin de faire adopter ses projets de loi.

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