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Les deux Corées se tendent la main

©EPA

Les tensions entre Corée du Nord et Corée du Sud sont sur la voie de l'apaisement. Chaque pays de la péninsule va faire un pas vers l'autre. Des familles séparées par la guerre de Corée vont pouvoir être réunies.

Les deux Corées sont parvenues à un accord, au terme de négociations marathon, en vue de désamorcer les tensions qui ont failli précipiter la péninsule dans un conflit armé, a annoncé mardi le chef de la délégation de Séoul.

• Côté Nord

La Corée du Nord a accepté d'exprimer ses "regrets" pour l'explosion d'une mine antipersonnel à la frontière qui a mutilé deux soldats sud-coréens, comme l'exigeait Séoul, a annoncé le conseiller de sécurité nationale Kim Kwan-Jin.

• Côté Sud

De son côté, la Corée du Sud s'est engagée à faire taire ses haut-parleurs qui diffusent à plein volume leurs messages de propagande à la frontière.

Les deux parties ont également convenu d'œuvrer vers une reprise le mois prochain des réunions des familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953), a déclaré M. Kim à la presse.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué l'accord trouvé entre Corée du Nord et Corée du Sud. "J'accueille chaleureusement la nouvelle d'un accord entre la Corée du Sud et la Corée du Nord", a indiqué le secrétaire général des Nations unies dans un communiqué.

Celui-ci espère également que la perspective de réunions régulières entre les deux voisins "permettra de régler efficacement les problèmes qui peuvent survenir dans la péninsule coréenne".

Ban Ki-moon est particulièrement concerné par les relations entre les deux pays: il a été le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud entre 2004 et 2006. Il avait appelé les deux parties à la retenue, demandé des mesures humanitaires et que des initiatives soient prises en faveur de la réunion des familles séparées.

"En tant que secrétaire général je suis prêt à soutenir une coopération inter-coréenne", a encore dit M. Ban.

Des négociations tendues

Les négociations qui s'étaient ouvertes samedi dans le village frontalier de Panmunjom, où fut signé le cessez-le-feu de la guerre de 1950-1953, étaient les discussions intercoréennes au plus haut niveau depuis près d'un an, signe de la gravité de la situation.

©AFP

La Corée du Sud avait averti lundi qu'elle ne battrait pas en retraite dans le face à face militaire tendu qui l'opposait à la Corée du Nord, exigeant au contraire les excuses de Pyongyang pour l'explosion de la mine antipersonnel.

Pyongyang avait pour sa part menacé le Sud d'une attaque armée si Séoul n'éteignait pas ses hauts-parleurs qui diffusaient depuis une semaine à plein volume des messages de propagande vers le Nord.

La Corée du Sud avait décidé de reprendre sa guerre de propagande - une pratique que les deux pays avaient cessée en 2004 d'un commun accord - en représailles à l'attaque à la mine antipersonnel.

©REUTERS

Les tensions n'avait pas connu pareille escalade depuis des années, le Nord repositionnant des unités d'artillerie, tandis que des avions de chasse sud-coréens et américains effectuaient des exercices de simulation de bombardement.

Les deux pays sont techniquement en conflit depuis 65 ans car la guerre de Corée a pris fin avec un simple cessez-le-feu qui n'a jamais été formalisé par un traité de paix en bonne et due forme.

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