Les discussions entre Washington et Pyongyang "avancent rapidement"

Howard et Dennis Alan, les sosies de Kim et Trump, s'en donnent à coeur joie à Singapour. ©REUTERS

Les regards du monde entier sont tournés vers Singapour avec une même interrogation: le président américain, 71 ans, qui a accepté à la surprise générale de rencontrer l'héritier de la dynastie des Kim, de plus de trente ans son cadet, réussira-t-il là où tous ses prédécesseurs ont échoué?

L'optimisme est de mise à la veille du sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un. Selon le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, les chances de réussite sont grandes pour que cette rencontre entre le président américain et le dirigeant nord-coréen aboutisse à des avancées substantielles. Mike Pompeo a affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à apporter à la Corée du Nord, en échange de sa dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible", des "garanties de sécurité uniques, différentes" de celles proposées jusqu'ici.

Le président américain Donald Trump est arrivé dimanche soir à Singapour où il doit rencontrer mardi Kim Jong Un lors d'un face-à-face historique. Premier président américain en exercice à négocier en direct avec un héritier de la dynastie des Kim, Donald Trump a atterri à Singapour à bord d'Air Force One peu avant 20h30 (14h30 en Belgique).

Le dirigeant nord-coréen, dont les déplacements en dehors de son pays hyper fermé sont rarissimes, était arrivé plus tôt dans la journée après avoir joué dans les airs au chat et à la souris avec les médias du monde entier qui traquaient son vol - pas moins de trois avions ont relié dimanche Pyongyang à la cité-Etat du sud-est asiatique. Souriant, voire décontracté, dans de rares images retransmises en direct, il a ensuite rencontré le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong qui a salué la "décision courageuse et admirable" d'organiser ce sommet.

→ Donald Trump, 71 ans, et Kim Jong Un, de plus de 30 ans son cadet, se retrouveront mardi matin dans un hôtel de luxe de Singapour.

Trump a rencontré le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong. ©REUTERS

Le comportement du président américain au G7 au Canada, où il a - à la stupeur générale - torpillé d'un tweet rageur l'accord final avec ses alliés, renforce les interrogations sur sa stratégie diplomatique et sa capacité à mener de négociations internationales de haut vol, a fortiori avec un ennemi de longue date.

En jeu, les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années et des crises par le Conseil de sécurité de l'ONU. En rencontrant Kim, Trump mise sur son instinct et ses talents autoproclamés de négociateur hors pair. Mais alors que son administration laissait miroiter un accord historique le 12 juin, elle s'est dernièrement évertuée à faire retomber les attentes, évoquant le début d'un "processus" inédit.

Kim Jong-un quittant Pyongyang pour rejoindre Singapour. ©EPA

 


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