Loi de sécurité : premières arrestations à Hong Kong

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En vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong, la police a procédé aux premières arrestations.

Les forces de l'ordre ont procédé au total mercredi à l'arrestation de 180 personnes alors que des milliers de Hongkongais se sont rassemblés pour marquer le 23ème anniversaire de la rétrocession de l'ex-colonie britannique à la Chine. L'opposition hongkongaise redoute que la loi de sécurité nationale ne porte un coup fatal aux libertés et à l'autonomie dont jouissait le territoire depuis sa rétrocession le 1er juillet 1997 par le Royaume-Uni.

Promulguée par le président chinois Xi Jinping, ce texte permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat: subversion, séparatisme, terrorisme et collusion avec des forces extérieures. La loi prévoit que la justice chinoise soit compétente pour certaines infractions et réserve la prison à vie aux crimes les plus graves contre la sécurité nationale.

"Cela marque la fin de Hong Kong tel que le monde la connaissait"
Joshua Wong
Figure du mouvement pro-démocratie

Pour Pékin, il s'agit d'assurer la stabilité, de mettre fin au vandalisme ayant émaillé les manifestations de 2019, ainsi que d'y réprimer le courant militant pour l'indépendance.
"Cela marque la fin de Hong Kong tel que le monde la connaissait", a réagi sur Twitter Joshua Wong, l'une des figures du mouvement pour la démocratie. Conséquence, le parti Demosisto, qu'il a fondé avec d'autres militants en 2014, a annoncé sa dissolution.

De nombreux pays occidentaux, parmi lesquels 27 membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, ont condamné ce texte, redoutant qu'il n'entraîne la répression de toute opposition politique.

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