Nouvelles tensions en Mer de Chine

©AFP

La construction d'îles semi-artificielles par la Chine dans l'archipel disputé des Spratley irrite profondément les États-Unis, qui s'opposent à toute militarisarisation supplémentaire de la zone.

Les Etats-Unis ont appelé samedi à un "arrêt immédiat et durable" des travaux de construction par la Chine d'îles semi-artificielles en mer de Chine méridionale, jugeant que le comportement de Pékin n'était "pas en phase" avec les règles internationales.

"Tout d'abord, nous voulons un règlement pacifique de tous les différends. A cette fin, il devrait y avoir un arrêt immédiat et durable des travaux de remblaiement par tous ceux qui revendiquent" la souveraineté sur l'archipel des Spratleys, a déclaré le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter lors d'une conférence sur la sécurité à Singapour.

"Nous nous opposons également à toute militarisation supplémentaire" de la zone, a-t-il ajouté, soulignant que les soldats américains continueraient à pénétrer dans ce qu'il appelle les "eaux internationales" de mer de Chine méridionale.

Ashton Carter a encore estimé que, "par ces actions en mer de Chine méridionale, la Chine n'est pas en phase avec les règles et les normes internationales."

Les Spratleys, un archipel de plus de 100 îles, récifs et atolls à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines, est l'une des zones les plus disputées à cause de son importance militaire stratégique.

Les Chinois y mènent d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

Ashton Carter a reconnu que d'autres pays avaient développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan avec un.

"Cependant, un pays est allé beaucoup plus loin et beaucoup plus vite que n'importe quel autre. Et c'est la Chine", a-t-il affirmé.

"La Chine a aménagé plus de 800 hectares, soit plus que tous les autres réunis et plus que dans toute l'histoire de la région", a-t-il poursuivi, notant que tout cela a été fait "ces 18 derniers mois".

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