Un nouveau missile tiré en mer par la Chine

©REUTERS

Les autorités chinoises ont annoncé ce mardi avoir testé récemment un nouveau type de missile dans une mer proche de la péninsule coréenne, une annonce qui intervient le jour de l'élection présidentielle en Corée du Sud et dans un contexte de tensions régionales. La date du lancement n'a pas été précisée.

La Chine avait exigé la semaine dernière l'arrêt d'un bouclier antimissiles américain en Corée du Sud, dont Washington a annoncé début mai la mise en service. Pékin dénonce depuis des mois le déploiement de ce bouclier nommé Thaad (pour "Terminal High Altitude Area Defense") annoncé par les Etats-Unis l'an dernier en réponse au programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord. Pour les autorités chinoises, ce dispositif couvre une partie de son territoire et entrave ainsi sa propre force de dissuasion.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, avait promis la semaine dernière que la Chine prendrait des "mesures nécessaires pour défendre (ses) intérêts" en cas de poursuite du déploiement du Thaad. Le test du nouveau type de missile effectué en mer de Bohai (voir carte), une mer proche de la péninsule coréenne, semble être une première réponse de la Chine.

L'essai annoncé ce mardi visait à "améliorer les capacités opérationnelles des forces armées et répondre efficacement aux menaces sur la sécurité nationale", a indiqué le ministère de la Défense dans un bref communiqué. Le ministère n'a pas précisé la date du lancement, indiquant seulement qu'il s'est déroulé "récemment". Aucun détail n'a par ailleurs été donné sur les caractéristiques du missile.

Un calendrier bien choisi

Le ministère chinois de la Défense a cependant assuré mardi que le test de missile a été effectué "conformément au programme annuel d'entraînement".

L'annonce du test est intervenue au moment de l'annonce des résultats de l'élection présidentielle en Corée du Sud. Celle-ci a vu la victoire du favori Moon Jae-In, un ancien avocat qui préconise le dialogue avec la Corée du Nord et s'est montré, lui aussi, hostile au déploiement du bouclier américain.

Dans un récent livre, le nouveau président sud-coréen écrivait que Séoul devait apprendre à dire "non" à Washington, plaidant pour des relations "plus justes et plus équilibrées" avec les Etats-Unis.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés