Vers un couvre-feu à Hong Kong?

Les manifestants utilisent des briques comme arme contre les forces de l'ordre et pour paralyser le trafic à Hong Kong. ©AFP

Le gouvernement de Hong Kong devrait annoncer un couvre-feu pour ce weekend, au moment où le territoire autonome du sud de la Chine est paralysé pour le quatrième jour consécutif par des manifestants pro-démocratie.

Il a suffit d'un tweet. Un tweet éphémère pour raviver les tensions dans les rangs des manifestants pro-démocratie à Hong Kong lors d'une quatrième journée consécutive de paralysie. 

Le tabloïd Global Times, proche du pouvoir chinois, a en effet annoncé via Twitter que le gouvernement de Hong Kong devrait décréter un couvre-feu pour ce weekend. Il n'en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres et raviver les revendications des manifestants. Le tweet s'est avéré si explosif qu'il a été supprimé une demi-heure plus tard. Interrogé, l'exécutif hongkongais joue la politique de l'autruche et ne commente pas. Du moins, pour l'instant.

Des milliers d'étudiants barricadés

Ce jeudi matin, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de disperser des manifestants vêtus de noir et des étudiants qui bloquaient l'entrée du tunnel reliant l'île de Hong Kong au district de Kowloon. Plusieurs milliers d'étudiants se sont barricadés à l'intérieur de campus universitaires, préparant des cartons de nourriture mais aussi des projectiles comme des briques ou des cocktails Molotov. Leur but? Faire des stocks dans l'hypothèse de nouveaux affrontements avec les forces de l'ordre.

Des manifestants anti-gouvernement protestent dans les rues de Hong Kong le 14 novembre 2019. ©REUTERS
Un homme à terre en plein centre de Hong Kong après s'être disputé lors d'une manifestation entre employés de bureau et manifestants le 14 novembre 2019. ©AFP
La police anti-émeute évacue une rue jonchée de briques laissées par des manifestants pro-démocrates lors d'une manifestation éclair dans le district central de Hong Kong, le 14 novembre 2019. ©EPA
Les manifestants s'approvisionnent en nourriture à l'Université polytechnique de Hong Kong. ©REUTERS
Des militaires et des véhicules paramilitaires chinois photographiés à l'intérieur du centre sportif de la baie de Shenzhen près de la frontière avec Hong Kong. ©REUTERS

Selon les autorités, 64 personnes ont été blessées lors des heurts de mercredi, dont deux se trouvaient dans un état grave. La police a déclaré que les violences avaient atteint un niveau "très dangereux et même meurtrier". Un homme d'une trentaine d'années est mort des suites d'une chute. On ne savait pas pour l'heure si cette chute était liée à des heurts.

Les autorités ont ordonné la fermeture des écoles et des universités jusqu'à la semaine prochaine. Les hôpitaux ont différé les interventions non urgentes. De nombreux commerces sont également demeurés le rideau baissé.

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