"Ça se passe très bien, là-bas, en Chine" (Donald Trump)

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Détente sur le front commercial entre les deux premières puissances mondiales. Le président Donald Trump n'exclut pas de prolonger les discussions avec la Chine.

Le président américain semble mettre de l'eau dans son vin. Donald Trump a dit ce mardi qu'il pourrait repousser "un petit peu" l'échéance fixée au 1er mars pour les discussions commerciales avec la Chine même s'il préférerait ne pas le faire.

Le président Trump espère même rencontrer Xi Jinping, son homologue chinois, pour conclure formellement un accord le moment venu. "Ça se passe très bien, là-bas, en Chine", a-t-il assuré à des journalistes lors d'une réunion de membres de son cabinet. "Si nous sommes proches d'un accord, à un moment où nous pensons que nous pouvons arriver à un vrai accord et que ce sera fait, je me vois bien la décaler un petit peu", a-t-il ajouté à propos de l'échéance du 1er mars.

Plusieurs de ses conseillers avaient pourtant auparavant souligné que la date du 1er mars constituait "une date limite ferme" pour les discussions. Les propos de Trump ont contribué à la hausse de Wall Street, déjà soutenue en début de séance par la conclusion d'un accord au Congrès américain entre démocrates et républicains permettant d'éviter un nouveau blocage des administrations fédérales. A ce propos, Donald Trump a dit ne pas s'attendre à un nouveau "shutdown" même s'il n'est pas "heureux" du contenu de l'accord conclu touchant à la sécurité aux frontières des Etats-Unis.

200 milliards $
de droits de douanes
Si les discussions entre les Etats-Unis et la Chine n'aboutissent pas à un compromis avant le 1er mars à minuit, Washington menace de relever à 25%, contre 10% actuellement, les droits de douane sur 200 milliards de dollars (176 milliards d'euros) de produits chinois importés. Pékin pourrait répliquer à une telle décision en augmentant ses propres droits de douane sur 60 milliards de dollars de produits américains.

Objectif 1er mars

Le prochain rendez-vous important est fixé à la fin de cette semaine. Le représentant au Commerce américain, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, doivent participer directement aux négociations jeudi et vendredi avec le vice-Premier ministre Liu He, principal conseiller économique de Xi Jinping. "Nous attendons avec impatience ces importants jours de discussions", a dit Steven Mnuchin à la presse à son arrivée à son hôtel.

Des discussions préliminaires ont lieu depuis lundi au niveau des experts. Des négociations ont déjà eu lieu fin janvier, au terme desquelles des progrès ont été observés mais les Américains ont déclaré que beaucoup de travail restait à faire. Parmi les sujets les plus épineux au coeur des discussions se trouvent les réformes structurelles réclamées à la Chine par les Etats-Unis pour assurer une meilleure protection de la propriété intellectuelle des entreprises américaines et mettre fin à ce que Washington considère comme des transferts de technologie forcés au profit d'entreprises chinoises.   

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