Christine Lagarde plaide pour une nouvelle fiscalité internationale

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"Les entreprises ont maintenant une présence planétaire, mais les gouvernements n'ont pas trouvé la bonne réponse fiscale", regrette la patronne du FMI, Christine Lagarde, qui s'inquiète de l'évolution de l'économie. Elle craint l'avènement d'un "âge de la colère".

Dans un discours à la prestigieuse bibliothèque du Congrès à Washington, la directrice générale du Fonds monétaire international a montré toutes ses inquiétudes concernant la situation économique mondiale. Elle a ainsi plaidé pour un "nouveau multilatéralisme" qui assurerait que "les bienfaits économiques de la mondialisation soient partagés par tous et non plus seulement par quelques-uns". La patronne du FMI a expliqué qu'elle craignait l'avènement d'un "âge de la colère" où les inégalités pourraient bientôt surpasser celles de l'"âge d'or" du capitalisme au XIXe siècle.

Le commerce mondial doit selon elle être "réparé": "Nous devons poursuivre la désescalade" des tensions commerciales et améliorer le système des échanges, en "éliminant les subventions qui causent des distorsions" et en protégeant les droits de propriété intellectuelle.

Mais Christine Lagarde a aussi préconisé un nouveau système de taxation internationale.

"Les entreprises ont maintenant une présence planétaire, mais les gouvernements n'ont pas trouvé la bonne réponse fiscale."

Et la patronne du FMI de dénoncer les stratégies d'optimisation fiscale qui laissent "trop de recettes d'impôts sur la table". Sans une "coopération internationale ré-imaginée", elle craint que dans 20 ans, d'ici 2040, "les inégalités ne surpassent ce qu'elles étaient pendant l'âge d'or du capitalisme". Cet "âge de la colère" verrait des géants monopolistiques de la technologie face à des Etats faibles, des catégories favorisées de la population "pouvant vivre jusqu'à 120 ans quand des millions d'autres souffriront de pauvreté". "Le fossé entre aspirations et réalités" risquerait de "nourrir colère et amertume", a-t-elle averti.

Mais elle garde espoir... S'affirmant "une optimiste", Lagarde assure qu'un "âge de l'inventivité" est possible, où les économies profiteront des énergies renouvelables, d'une plus forte intégration des femmes dans le monde du travail et où les grandes entreprises feraient montre de responsabilité sociale.

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