Décollage d’une fusée Soyouz à l'effigie de Iouri Gagarine

La fusée Soyouz MS-18 a décollé avec trois hommes à son bord à 7h42 GMT. ©EPA

Deux cosmonautes et un astronaute se sont envolés pour l'ISS à bord d'une fusée Soyouz baptisée Iouri Gagarine en l'honneur du premier homme envoyé dans l'espace. Le 12 avril, ils fêteront les 60 ans de son exploit.

La fusée Soyouz MS-18, baptisée Iouri Gagarine en l'honneur du célèbre cosmonaute soviétique et dont le haut du lanceur affichait également son profil, s’est extirpée, comme prévu, à la gravité terrestre de son pas de tir de Baïkonour à 07h42 GMT.

Oleg Novitski et Piotr Doubrov, de l'agence russe Roscosmos, et Mark Vande Hei, de la Nasa, étaient à son bord. Les trois hommes, qui partent pour un séjour de six mois dans la Station spatiale internationale (ISS), n’ont pas manqué de confirmer, lors de la traditionnelle conférence de presse pré-départ, qu'ils célébreraient l'exploit de leur illustre prédécesseur le 12 avril. "Nous le fêterons ensemble", a noté Piotr Doubrov, 43 ans.

Décollage de la fusée Soyouz MS-18

Chaque année, l’anniversaire du vol de Gagarine, premier homme envoyé dans l'espace, qui marqua une victoire retentissante pour l’URSS sur les États-Unis, est célébré avec une immense fierté en Russie.

Retard à l’allumage

Il est loin, cependant, le temps où Moscou damait le pion à Washington en matière de conquête spatiale. Bien que bénéficiant d’une grande expérience et d’un matériel fiable, Roscosmos ne parvient pas à innover et souffre, notamment, de la concurrence du secteur privé et, plus particulièrement, de SpaceX, la firme d’Elon Musk, qui cherche, à terme, à envoyer ses fusées Starship vers la Lune, Mars et plus loin encore.

L'année dernière, l’agence spatiale russe a ainsi perdu le monopole des vols vers l'ISS, une nouvelle réalité qui pourrait signifier un gros manque à gagner pour Roscosmos. L'agence russe facturait, jusque-là, chaque place vers l'ISS plusieurs millions de dollars à la Nasa.

Depuis l’arrêt du programme des navettes spatiales en 2011, les États-Unis ne disposaient plus de leur propre moyen d’accès à l’espace pour leurs astronautes et dépendaient entièrement des Russes pour les vols habités. La firme d'Elon Musk est venue combler ce manque et rendre leur autonomie aux Américains.

Roscosmos a également vu ses ressources amputées au profit de projets militaires, prioritaires aux yeux du Kremlin, alors que SpaceX continue, de son côté, à envoyer des missions dans l’espace. Sa prochaine fusée décollera vers l'ISS le 22 avril depuis la Floride.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés