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L'Arabie Saoudite va encore réduire ses exporations pétrolières

©Belpress.com

En marge d'une réunion de l'Opep, l'Arabie Saoudite a annoncé une nouvelle baisse de sa production le mois prochain pour lutter contre la faiblesse des cours du brut.

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh a annoncé que son pays allait réduire ses exportations de pétrole, au moment où la dégringolade des prix de l'or noir fait craindre un effondrement des cours comme en 2014. "Les exportations de brut du royaume (saoudien) pour décembre seront de 500.000 barils par jour (bpj) moins élevées qu'en novembre", a indiqué à la presse M. Faleh qui s'exprimait lors d'une réunion à Abou Dhabi de pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et non membres du cartel.

→ Pris en étau entre un bond de la production chez quelques grands pays producteurs et la crainte d'une baisse de la demande, les cours du pétrole ont chuté de près de 20% en un mois, après avoir pourtant culminé début octobre à leur plus haut niveau depuis quatre ans. Le prix du baril de Brent est passé vendredi sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis avril.

Il a en revanche précisé qu'il n'y avait "pas encore de consensus" entre grands pays producteurs de pétrole pour réduire la production de brut d'un commun accord. Ryad avait précédemment augmenté sa production, passant de 9,9 millions de bpj en mai à 10,7 millions bpj en octobre. Environ deux-tiers du brut saoudien sont destinés à l'exportation. 

Le "bon" équilibre

Aucune décision commune de réduction de production ne devrait être prise à Abou Dhabi, ont affirmé plusieurs ministres, selon qui des recommandations devraient être émises avant une réunion plénière de l'Opep prévue en décembre à Vienne.

"Il est prématuré de parler d'action spécifique", a dit lui-même Khaled al-Faleh, en réponse à une question sur la possibilité d'une réduction de la production pour enrayer la baisse des prix. "Nous devons étudier tous les facteurs."

De son côté, son homologue russe Alexandre Novak a déclaré qu'il fallait "désormais analyser la situation sur le marché en profondeur, analyser la mise en oeuvre de l'accord (en vigueur). Il a exhorté à la prudence avant de "décider ce qu'il faudra faire ensuite afin de poursuivre la coopération en faveur de la stabilisation du marché".

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