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L'Europe attaque les Etats-Unis et la Chine à l'OMC

©EPA

La riposte de l'UE à l'offensive protectionniste américaine a commencé. Les Européens ont officiellement déposé une plainte à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) contre la décision américaine sur les droits de douane. Il faudra toutefois attendre plusieurs mois avant que l'OMC se positionne. Dans l'intervalle, les Européens veulent aussi appliquer des taxes plus élevées sur certains produits américains ou encore mettre en place une série de mesures pour protéger leur acier.

Comme promis, Jean-Claude Juncker et ses collègues de la Commission européenne ont déposé une plainte auprès de l'OMC ce vendredi. Les Européens jugent injustifiées les nouvelles taxes douanières imposées par les Etats-Unis sur les importation d'acier et d'aluminium

Ce type de plainte "destinée à régler un différend commercial" peut durer des années avant qu'une sentence ne tombe. Ainsi lors du dernier conflit commercial sur l'acier opposant l'UE aux Etats-Unis en 2002, la procédure avait duré un an et demi. L'OMC avait alors donné raison à l'Union européenne et le président américain, George W. Bush à cette époque, avait finalement renoncé à la hausse des taxes douanières.

Mais la situation actuelle a quelque peu changé. La raison: Donald Trump. Le président américain a, depuis son entrée en fonction, multiplié les menaces quant à un retrait de la première puissance mondiale de la famille OMC. Il a en outre bloqué la nomination de nouveaux juges au tribunal d'arbitrage de l'Organisation.

"Nous n'étions pas encore à la table des négociations. Notre offre était: 'Eloignez de nous ce pistolet, asseyons-nous autour de la table en tant qu'amis et partenaires égaux, et discutons', ce qui aurait pu aboutir à des négociations. Nous n'avons jamais obtenu ça. Pour le moment, cette porte est donc fermée."
Cecilia Malmström
Commissaire européenne au Commerce

Les Chinois également dans le viseur européen

En ce qui concerne la Chine, la Commission a également saisi l'OMC. Dans la plainte européenne, il est question du "transfert injuste de technologie" des entreprises européennes actives en Chine, explique Cecilia Malmström. Pour la Commissaire européenne au Commerce, la plainte contre Pékin "démontre que nous ne choisissons aucun camp. Nous défendons un système multilatéral pour un commerce mondial fondé sur des règles".

 L'Europe semble donc déterminée à "traiter les causes profondes des tensions actuelles dans le système commercial", indique encore la Commissaire Malmström.

 

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