La Grèce lève 1,17 milliard EUR de bons du Trésor

La Grèce a levé mardi 1,17 milliard d'euros de bons du Trésor à six mois, à un taux d'intérêt de 4,54%, en baisse par rapport à la précédente émission, pour 900 millions d'euros offerts au départ.

Cette émission a été largement sursouscrite, avec une demande totale de 3,795 milliards d'euros, a précisé un communiqué de l'Organisme de gestion de la dette publique (PDMA).

La dernière émission de bons du Trésor à six mois, le 14 septembre avait levé 1,17 milliard d'euros, mais à un taux de 4,82% jugé encore élevé et illustrant la méfiance persistante des marchés à l'égard de la dette grecque.

Le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou a relevé que les émissions obligataires du pays se faisaient désormais "chaque fois avec un taux plus bas", dans un entretien diffusé dans la nuit par la télévision grecque Skaï.

Soulignant aussi la détente "ces deux derniers mois" des "spreads" grecs (différentiel avec l'emprunt allemand sur 10 ans de référence), ramenés lundi soir à 750 points de base, il a estimé que les marchés commençaient à réaliser qu'ils avaient surévalué le risque d'un défaut de la dette grecque.

"Je pense que cette correction des marchés va se poursuivre, je ne dis pas que la partie est gagnée mais il est clair que nous sommes dans une bonne direction", a-t-il commenté.

Depuis le début du mois de septembre, la Grèce procède désormais à des adjudications de bons du Trésor chaque mois et non plus chaque trimestre. Le pays émet des titres à six mois ou à un an le deuxième mardi de chaque mois, tandis que des bons à trois mois sont vendus sur le marché le troisième mardi.

M. Papaconstantinou a aussi confirmé sur Skaï discuter d'un allongement au delà de 2015 du remboursement par la Grèce du prêt de 110 milliards d'euros consenti par l'UE et le FMI, comme l'avait évoqué ce week-end le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Khan.

Cette perfusion, consentie en échange d'un rigoureux plan d'austérité et à un taux variable proche de 5%, permet actuellement au pays d'éviter d'emprunter à long terme sur les marchés, au vu des taux d'usure qui lui seraient réclamés.

L'évocation d'un tel répit en faveur d'Athènes a contribué à rassurer les marchés face à la menace, toujours agitée en dépit des dénégations grecques, d'une restructuration de la dette du pays.

La Grèce a indiqué espérer pouvoir revenir sur les marchés pour des emprunts à long terme à partir de fin 2011, le FMI donnant pour sa part un délai allant de fin 2011 à début 2012.

cb/hec/abx

 

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