La pandémie creuse un déficit de 10.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale

Le déficit occasionné par la crise provoque un déficit qui correspond à deux fois le PIB du Japon, selon la CNUCED. ©ONLY FRANCE

D'après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, la pandémie provoque un trou budgétaire de 10.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale, au détriment des pays les plus pauvres.

Bien que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ait revu ses prévisions de croissance mondiale à la hausse, la crise sanitaire et les confinements ont provoqué un déficit de 10.000 milliards de dollars dans le monde, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

À ce jour, l’OCDE table sur une croissance du PIB mondial de 5,6%. Ce jeudi, la Cnuced a également revu à la hausse sa prévision antérieure d'une croissance mondiale de 4,3% en 2021. Elle a aussi indiqué l'éventualité d'une "reprise plus forte aux États-Unis". Selon l'organisation, l’économie mondiale devra néanmoins faire face à un "trou" de "10.000 milliards de dollars" - soit environ deux fois le produit intérieur brut (PIB) du Japon.

Les inégalités se creusent

L'an dernier, "l'économie mondiale a enregistré sa plus forte baisse annuelle de production depuis l'introduction des statistiques sur l'activité économique globale au début des années 1940", indique la Conférence dans un nouveau rapport publié de jeudi.

"Les pays en voie de développement sont les plus touchés par la récession en raison d'une marge de manœuvre budgétaire limitée, ce qui entraîne certaines baisses de revenus personnels."
Cnuced
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

Une diminution qui se répercute sur les États et les populations les plus vulnérables. Certes, les économies riches ont formulé plusieurs propositions de programmes pour limiter les dégâts, comme le "plan de relance" à hauteur de 1.900 milliards de dollars des États-Unis. La Chine a aussi renoué avec la croissance fin 2020.  Ce sont les habitants des pays les plus petits et les plus pauvres qui se retrouvent en difficulté, prévient l'instance.

"Des retombées prévisiblement graves"

Les pays en voie de développement sont les plus touchés par la récession en raison d'une "marge de manœuvre budgétaire limitée, d'un resserrement des contraintes de la balance des paiements et d'un soutien international inadéquat", ce qui entraîne "certaines des baisses de revenus personnels les plus importantes par rapport au PIB".

"Même un petit ralentissement de l'activité économique peut être dévastateur", estime la Conférence, décrivant les retombées des restrictions liées à la pandémie comme "prévisiblement graves" dans les économies en développement telles que les Philippines et la Malaisie.

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