La terre pèse 512.000 milliards de dollars... à peu près

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Le capital mondial est évalué à 512.000 milliards de dollars selon les chiffres compilés par un chercheur autrichien. Plus du tiers de cette somme est à crédit et, sur cette dernière décennie, l'immobilier a perdu beaucoup de poids.

Markus Schuller est un économiste autrichien qui s'est amusé à disséquer le capital mondial. Il a pris en compte toutes les formes classiques de capital, à savoir les créances, l'immobilier, l'épargne bancaire, l'argent liquide, les parts d'entreprises et le foncier.

Selon ses calculs, le capital mondial a représenté 512.000 milliards de dollars en 2015. Plus du tiers de cette somme est constitué de créances (voir graphique ci-dessous). L'étude de Schuller, publiée ce mercredi par le quotidien autrichien 'Kurier', ne se veut pas exhaustive et laisse volontairement de côté les virgules de milliers de milliards de dollars. Ce parti pris permet toutefois d'avoir une vision claire sur la répartition du gâteau mondial.

Que valent ces 512.000 milliards?

Le capital mondial représente ainsi près de sept fois le Produit intérieur brut (PIB) de la planète, évalué à 74.000 milliards de dollars, selon les comptes de l'économiste autrichien. Après avoir fondu de 10% lors de la crise des subprimes en 2008, passant de 411 à 369.000 milliards de dollars, la richesse mondiale cumulée dépasse désormais de près d'un quart sa valeur de 2007, est-il relevé.

Dans le détail:

→ La part de l'immobilier a fondu à 20% du capital total, à 100.000 milliards de dollars, contre 28% avant la crise.

→ A l'inverse, les créances sur les Etats ont bondi de 40%, à 95.000 milliards de dollars, en raison de l'endettement massif auxquels les gouvernements ont recouru pour juguler la crise, mais aussi de l'utilisation accrue de cet instrument de financement par la Chine.

→ Les crédits privés ont parallèlement progressé pour atteindre 99.000 milliards de dollars, portant les créances (et la dette) totales mondiales à 194.000 milliards.

→Tout en restant stable en valeur, la part des actions a baissé à 13% du capital mondial, à 67.000 milliards de dollars, derrière les participations non-boursières (100.000 milliards).

→ L'argent liquide et l'épargne bancaire ne représentent pour leur part que 8% du capital mondial, souligne enfin l'étude de Markus Schuller.

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