Le FMI reste optimiste sur la croissance à court terme

Christine Lagarde, dirigeante du FMI. ©REUTERS

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2018. L’institution se montre également optimiste sur l’économie mondiale, qui va croître à un rythme soutenu en 2018 et 2019.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l’économie mondiale va croître à un rythme soutenu en 2018 et 2019, portée, entre autres, par les Etats-Unis et l’Europe. Mais cette croissance pourrait "dérailler" sous l’effet des tensions commerciales, a également signalé le FMI ce mardi.

Le produit intérieur brut (PIB) mondial, qui a progressé de 3,8% en 2017, devrait accélérer à 3,9% en 2018 et 2019, indique le FMI dans son rapport semestriel sur la conjoncture mondiale.

L’économie mondiale évolue dans une dynamique solide grâce aux pays développés, ainsi qu’aux pays émergents et en développement.

3,9%
PIB mondial
Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait accélérer à 3,9% en 2018 et 2019.

Dans le détail, les prévisions ont été relevées pour l’année en cours pour les Etat-Unis (2,9%) dopés par leur réforme fiscale, et pour les pays de la zone euro (2,4%).

L’institution basée à Washington prévoit une croissance de 1,2% pour le Japon et de 6,6% pour la Chine, soit des perspectives inchangées par rapport à janvier, et de 7,4% pour l’Inde.

Les dernières données du FMI

"L'économie mondiale continue d'afficher une dynamique largement répandue", a commenté, Maurice Obstfeld, le chef économiste du FMI. "Derrière cette toile de fond positive, les perspectives d'un conflit sur le commerce dénotent", a-t-il ajouté.

Quid de la zone euro ?

Le FMI a donc revu à la hausse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2018. La raison ? une demande plus forte qu’attendu. En effet, le FMI s’attend à une croissance de 2,4% en 2018, soit +0,2 point par rapport aux prévisions de janvier) et de 2,0% en 2019.

L’institution rehausse ses prévisions pour l’Allemagne (2,5%, +0,2 point), la France (2,1%, +0,2), l’Italie (1,5%, +0,1) et l’Espagne (2,8%, +0,4).

"Derrière cette toile de fond positive, les perspectives d'un conflit sur le commerce dénotent."
Maurice Obstfeld
chef économiste du FMI

Ces prévisions reflètent "une demande intérieure plus forte que prévu dans l'ensemble de l'union monétaire, une politique monétaire accommodante et l'amélioration des perspectives de la demande extérieure", détaille le FMI, qui estime que cette politique monétaire favorable doit perdurer "jusqu'à ce que l'inflation augmente durablement" vers la cible de 2,0% fixée par la Banque centrale européenne (BCE).

Elle prévoit aussi une inflation de 1,5% en 2018 et de 1,6% en 2019 pour la zone euro.

Le FMI insiste sur la nécessité de réduire les prêts non performants ("non performing loans" ou NPL) afin "d'effacer les héritages de la crise", mais aussi de conclure l'union bancaire, qui reste "une priorité".


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