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Le pétrole dopé par le dollar

Les prix du pétrole ont gagné plus de 2% atteignant un plus haut en 6 mois à New York.

Les prix du pétrole ont fortement progressé jeudi à New York, gagnant plus de 2%, portés à leur plus haut niveau en six mois par l'affaiblissement du billet vert qui a suivi l'annonce d'un nouvel assouplissement dans la politique de la Réserve fédérale américaine.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a terminé à 86,49 dollars, en hausse de 1,80 par rapport à la veille. Il est monté en séance à 86,78 dollars, son plus haut niveau depuis début mai.

"Avec la chute du dollar, grâce à la générosité de Ben Bernanke et des nouvelles mesures de relance de la Fed, le marché est en train de trouver un nouveau plancher", a constaté Rich Ilczyszyn, de Lind-Waldock.

La banque centrale des Etats-Unis a ouvert en grand les vannes du crédit en annonçant mercredi son intention d'injecter 600 milliards de dollars pour soutenir la reprise américaine. Cette annonce a pesé sur le dollar, qui est tombé à son plus bas niveau depuis dix mois face à l'euro, et enflammé les marchés de matières premières où les prix sont libellés dans la monnaie américaine. La baisse du dollar pousse également les investisseurs à chercher à se protéger contre l'inflation se tournant vers des actifs tangibles.

Les acteurs de marché commençaient déjà à évoquer le seuil de 90 dollars.

"Les prix du brut continuent de s'échanger selon le contexte macroéconomique, et la macroéconomie, selon nous, va rester un facteur de soutien pour les classes d'actifs risqués jusqu'à la fin de l'année. Le nouveau programme de relance a aidé à relever les attentes d'inflation et à affaiblir le dollar", a observé Hussein Allidina, de Morgan Stanley. D'un point de vue fondamental, le marché était soutenu par une amélioration de l'état des stocks aux Etats-Unis, en particulier pour les produits pétroliers (essence et produits distillés), a indiqué Tom Bentz, de BNP Paribas.

Le relevé hebdomadaire du département de l'Energie a montré mercredi une décrue de 6,3 millions de barils de ces réserves la semaine passée, faisant passer au second plan l'augmentation pourtant importante, de 2 millions de barils, des stocks de brut.

 

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