Elections au Bangladesh : déjà quatorze morts

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Le scrutin est marqué par de violentes tensions entre le parti au pouvoir, la Ligue Awami, et l’opposition incarnée par le Parti nationaliste du Bangladesh.

Au moins 10 personnes ont péri dimanche en marge des législatives au Bangladesh, dont trois hommes tués par la police et six autres dans des affrontements distincts entre les partisans de la Ligue Awami, au pouvoir, et ceux du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), la principale formation de l'opposition, selon la police. Un auxiliaire de police a par ailleurs été tué par des sympathisants de l'opposition.

Les décès annoncés dimanche portent à 14 le nombre de morts confirmées par la police depuis l'annonce, le 8 novembre, de la date du scrutin. Le scrutin, qui devrait donner un quatrième mandat à la Première ministre Sheikh Hasina, se déroule au milieu d'un important déploiement de forces de sécurité. Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 08H00, fermeront à 16H00.

600.000 membres de la police déployés

Le gouvernement a annoncé avoir déployé 600.000 membres de la police, de l'armée et d'autres forces de sécurité pour prévenir des violences dimanche, lors du onzième scrutin législatif depuis l'indépendance du Bangladesh en 1971.

"Nous avons reçu des informations préoccupantes sur des gens qui auraient illégalement voté dans la nuit à l'extérieur de Dacca"
Kamal Hossain
Le "père" de la constitution bangladaise qui est une des figures de proue de l'opposition.

Le régulateur des télécoms a aussi ordonné aux opérateurs mobiles bangladais de couper la 3G et la 4G jusqu'à dimanche soir minuit, afin "d'éviter que des rumeurs ne se répandent", a indiqué un porte-parole. "Nous avons reçu des informations préoccupantes sur des gens qui auraient illégalement voté dans la nuit à l'extérieur de Dacca", a déclaré Kamal Hossain, 82 ans, le "père" de la constitution bangladaise qui est une des figures de proue de l'opposition.

Human Rights Watch et plusieurs autres organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont dénoncé samedi, dans un communiqué commun, des mesures répressives qui ont créé un climat de peur pouvant dissuader les sympathisants de l'opposition de se rendre aux urnes. D'après l'opposition, 17 candidats auraient été arrêtés sur des accusations montées de toutes pièces et 17 autres opposants empêchés de participer au scrutin par des tribunaux contrôlés par Sheikh Hasina.

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