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Erdogan remporte la présidentielle turque

©REUTERS

Le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. Celui qui règne depuis 15 ans sur la Turquie s'est adressé à ses partisans: "Le vainqueur de cette élection, c'est la démocratie, la volonté nationale."

Recep Tayyip Erdogan a remporté ce dimanche l'élection présidentielle en Turquie en obtenant la majorité absolue des voix après le dépouillement de 97,2% des bulletins.

"Le vainqueur de cette élection, c'est la démocratie, la volonté nationale. Le vainqueur de cette élection, c'est chacun des 81 millions de nos concitoyens" (Erdogan devant ses supporters)

Il est donc venu à bout d'une opposition pourtant farouche, à l'image du tribun social-démocrate Muharrem Ince. Celui-ci arrive en deuxième position de la présidentielle avec 30,7%, et l'alliance anti-Erdogan formée par plusieurs partis d'opposition pour le volet législatif du scrutin récolte 34%, d'après les résultats partiels publiés par Anadolu.

Le Parti démocratique du peuple (HDP) pro-kurde a franchi le seuil de 10% des suffrages nécessaires pour disposer de représentants au parlement.

Sa victoire aux élections de dimanche asseoit encore son pouvoir, car le scrutin marque le passage du système parlementaire en vigueur à un régime présidentiel où le chef de l'Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif, aux termes d'un référendum parlementaire qui s'est tenu l'an dernier.

Erdogan présente le nouveau système présidentiel auquel il va accéder comme nécessaire pour doter la Turquie d'un exécutif stable, mais ses détracteurs l'accusent de vouloir monopoliser le pouvoir avec cette réforme qui supprime notamment la fonction de Premier ministre et permet au président de gouverner par décrets.

Erdogan s'est imposé comme le dirigeant turc le plus puissant depuis le fondateur de la République, Mustafa Kemal. Il a transformé la Turquie à coups de méga-projets d'infrastructures et en libérant l'expression religieuse, et a fait d'Ankara un acteur diplomatique clé.

Mais ses détracteurs accusent le "Reis", âgé de 64 ans, de dérive autocratique, en particulier depuis la tentative de putsch de juillet 2016, suivie de purges massives qui ont touché des opposants et des journalistes et suscité l'inquiétude de l'Europe.

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