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Justin Trudeau, Robin des banques

©AFP

À moins de trois semaines d'élections générales, le Premier ministre canadien propose d'augmenter le taux d'imposition des banques et des compagnies d'assurances s'il est réélu.

Justin Trudeau veut taxer les banques et les sociétés d'assurances du Canada s'il est réélu le 20 septembre prochain. De 15% actuellement, le taux d'imposition passerait à 18% pour les établissements dont les bénéfices s'élèvent à plus d'un milliard de dollars canadiens par an. Autant dire les sept grandes banques canadiennes.

Les gains de celles-ci n'ont cessé de croître. La plus importante d'entre elles, la Banque royale du Canada, a engrangé des profits de 4,3 milliards de dollars lors de son dernier trimestre et de 12,2 milliards de dollars pour les trois premiers trimestres de son exercice 2021 (qui a débuté le 31 octobre dernier). Si le pactole des institutions financières attise les convoitises, Justin Trudeau assure vouloir s'en servir pour financer l'accès à la propriété chez les moins de 40 ans. "Nous allons demander à nos plus importantes institutions financières, qui se sont remises plus rapidement et plus vigoureusement que de nombreux autres secteurs, de payer un peu plus pour que nous puissions investir dans les Canadiens et les aider à trouver un chez-soi", a dit le Premier ministre.

18%
Justin Trudeau propose de relever le taux d'imposition sur les banques de 15 à 18%

Afin que les banques participent à la reprise, Justin Trudeau envisage aussi de mettre en place "un dividende de la relance", payé par les institutions financières et dont les modalités d'exécution restent à définir. Cette mesure rapporterait 2,5 milliards de dollars par an pendant quatre ans.

Ces décisions semblent très électoralistes à un moment, où, pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, Justin Trudeau est en difficulté dans sa quête d'un nouveau mandat. Selon un sondage publié par l'institut Nanos en fin de semaine, les conservateurs d'Erin O'Toole sont crédités de 33,3 % des intentions de vote, contre 30,8 % aux libéraux de Justin Trudeau. L'opposition a unanimement moqué ce dernier en rappelant que, durant ses six ans au pouvoir, le chef du gouvernement a aidé les banques. Si la nouvelle proposition de ce dernier, qui lui permet de doubler sur sa gauche le Parti néo-démocrate (gauche), comme il l'avait fait avec succès en 2015, les banques, elles, sont vent debout. À l'aube des élections, elles ont rappelé leurs poids économique et électoral.

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