L’Italie approuve par référendum la réduction du nombre de parlementaires

Le premier ministre italien Giuseppe Conte vote masqué au référendum portant sur une réforme constitutionnelle historique le dimanche 20 septembre. ©EPA

Suite à des élections régionales, aux allures de test national, et à un rendez-vous référendaire, les Italiens expriment indirectement leur soutien à l’actuel gouvernement.

L’élan de la participation citoyenne a été plus fort que la peur. Malgré l’inquiétude liée à la recrudescence du coronavirus dans la péninsule, dimanche et lundi, presque 54% des Italiens se sont prononcés par référendum, sur une réforme constitutionnelle historique, fortement voulue par le Mouvement 5 étoiles (M5S), et qui prévoit la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires.

54%
Presque 54% des Italiens se sont prononcés par référendum, sur une réforme constitutionnelle historique qui prévoit la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires.

Aux mêmes dates, les électeurs de sept régions – la Vallée d’Aoste, la Vénétie, la Ligurie, les Marches, la Toscane, la Campanie et les Pouilles – ont été appelés à choisir leurs présidents ainsi que les conseils régionaux qui dirigeront les divers territoires pour les prochaines cinq années, alors que mille communes ont élu de nouveaux maires.

Ce double rendez-vous électoral a toujours représenté, aux yeux de l’exécutif de Giuseppe Conte tout comme pour l’opposition, un test décisif pour l’actuel gouvernement. Une défaite trop cuisante du centre-gauche dans les territoires régionaux, face à la vorace effervescence des formations de la droite souverainiste, ainsi qu’un rejet de la réforme constitutionnelle, auraient représenté un coup mortel pour Conte et ses ministres. Or, selon les premiers résultats, dévoilés lundi soir, le pire semble avoir été évité pour l’actuel exécutif.

La nette victoire du "oui" au référendum – 70% des électeurs ont voté en faveur de la réforme constitutionnelle –, renforce, en effet, l’un des piliers de l’exécutif, le M5S. Idéologiquement hybride et férocement antisystème, ce parti assène, avec cette réussite référendaire, un coup fatal à la caste politique, à laquelle il appartient pourtant depuis les élections législatives de 2018. Le nombre d’élus passera ainsi de 945 à 600. La réforme permettra, néanmoins, d’économiser seulement 0,007% des dépenses publiques, soit le coût d’un café par habitant chaque année.

"C’est un résultat historique! Nous aurons à nouveau un Parlement normal avec moins d’élus et moins de privilèges", a écrit sur Facebook Luigi Di Maio, Ministre des Affaires étrangères et principal représentant du M5S au gouvernement. 

De plus, la si redoutée déflagration populiste ne s’est pas produite suite aux élections régionales. Les candidats des partis de la droite ont triomphé en Ligurie, Vénétie et dans les Marches mais la Toscane, bastion historique de la gauche, ainsi que la Campanie et les Pouilles restent dans les mains du Parti démocrate. Giuseppe Conte, engagé dans le périlleux redressement économique national, suite aux dévastations de la pandémie, peut ainsi pousser un bref soupir de soulagement. 

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