Publicité

La paix avec les Farc dans la balance des élections colombiennes

Qui succédera à Juan Manuel Santos à la tête de la Colombie? ©EPA

Ce dimanche, les Colombiens votent pour élire leur nouveau président. Une élection qui cristallise les enjeux liés au maintien de l'accord de paix établi avec les Farc en 2016. Les deux candidats ayants des positions diamétralement opposées sur le sujet.

La Colombie est suspendue à l’annonce du prochain président à l’issue du second tour des élections ce dimanche. Ivan Duque, figure de la droite conservatrice, part favori face à Gustavo Petro, ex-guérillero candidat de la gauche antisystème.

L’élection est cruciale pour le devenir de l’accord de paix conclu avec les Farc en 2016, Ivan Duque s’étant engagé à le réviser en cas de victoire. En face, Gustavo Petro défend l’application de l’accord obtenu par le président sortant Juan Manuel Santos.

"Nous laissons un pays sans Farc, qui construit la paix"
Juan Manuel Santos
Président colombien sortant

“Nous laissons un pays sans Farc, qui construit la paix”, s’est d’ailleurs félicité l’artisan de cet accord, qui bat pourtant des records d’impopularité. Pour son action, il avait obtenu le prix Nobel de la Paix en 2016. Pour rappel, les Farc se sont convertis depuis en un parti politique.

Drogue et violences

Quel que soit le résultat, le futur président sera confronté au problème de la drogue, mal endémique en Colombie et de la violence des cartels qui y sont liés. De même, il sera attendu sur son action pour lutter contre les inégalités de plus en plus criantes sur le sol colombien.

Pour tirer son épingle du jeu, le favori défend la liberté d’entreprendre, les valeurs traditionnelles de la famille et agite le spectre du Venezuela en crise. Il devrait bénéficier du soutien de l’ultra-droite et des partis chrétiens. Gustavo Petro axe quant à lui son programme sur la prise en considération des classes populaires.

La participation, grande inconnue

53,9%
Taux de participation au premier tour des élections présidentielles
53,9% des Colombiens s'étaient déplacés pour déposer leur bulletin lors du premier tour des présidentielles colombiennes.

Les deux candidats pâtissent néanmoins de leur proximité avec des figures politiques controversées. Le premier a des liens avec l’ex-président Alvaro Uribe, le second est critiqué pour ses rapports passés avec le défunt Hugo Chavez, ancien président du Venezuela.

La grande inconnue de l’élection demeure cependant la participation. Pour le premier tour, le scrutin avait été marqué par une participation de 53,9%, un taux record dans un pays où moins de la moitié des 36 millions d’électeurs vote habituellement. Selon les derniers sondages, Ivan Duque, crédité de 39,14 % des voix au premier tour, pourrait devancer son adversaire politique de six à quinze points le 17 juin.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés