Netanyahu et Gantz dans un mouchoir de poche

©AFP

Benjamin Netanyahu (Likoud) et l'ancien chef de l'armée Benny Gantz (Kahol Lavan) sont au coude-à-coude selon les premiers sondages à la sortie des urnes. Le Likoud de Netanyahu récoltait entre 31 et 33 sièges sur les 120 du Parlement israélien et le parti "Bleu-blanc" de Gantz entre 32 et 34, selon ces sondages qui ne voyaient aucun bloc majoritaire émerger au terme de ces élections.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis une décennie, et son rival Benny Gantz, sont littéralement au coude-à-coude à l'issue des élections législatives qui s'annoncent encore une fois serrées. Netanyahu, 69 ans, avait prédit en début de journée que ces élections allaient être "très serrées".

Les sondages à la sortie des urnes réalisés par les grands médias israéliens lui donnent raison. Son parti Likoud (droite) devrait récolter entre 31 et 33 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien, et le parti centriste "Bleu-blanc" de son opposant Gantz entre 32 et 34 sièges.

Outre les scores de ces deux partis, les résultats des alliés potentiels de chacun seront déterminants car la question n'est pas tant de savoir qui aura le plus de sièges entre Netanyahu et Gantz mais lequel des deux sera en mesure d'atteindre, par des alliances, le nombre de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement. 

Pas de majorité évidente

Or, selon les sondages à la sortie des urnes, aucun bloc ne semble pour l'instant capable de réunir ce nombre et donc de former un gouvernement à l'issue de ce second scrutin en cinq mois, les élections d'avril ayant abouti à un score similaire. Avec ses alliés traditionnels, le Likoud pourrait obtenir entre 54 et 57 sièges, et le parti "Bleu-blanc" entre 54 et 58, selon ces baromètres qui donnent l'image d'un pays polarisé. 

Ce calcul place toutefois les partis arabes israéliens du côté de M. Gantz qui a dit vouloir discuter "avec tout le monde". Le parti pour l'instant "non-aligné" d'Avigdor Lieberman, crédité de 8 ou 9 sièges, pourrait faire pencher la balance dans d'éventuels pourparlers. Le leader de la formation nationaliste laïque Israel Beiteinou a déjà plaidé plus tôt en soirée pour un gouvernement "d'union nationale", mais sans les partis juifs ultra-orthodoxes.

"Pour un gouvernement sioniste fort"

"Dans les prochains jours, nous entamerons des négociations en vue de l'établissement d'un gouvernement sioniste fort", a déclaré M. Netanyahu, lors d'un discours en pleine nuit à Tel-Aviv. "Nous allons négocier avec le plus grand nombre de partenaires pour éviter la formation d'un gouvernement antisioniste dangereux (...) il n'y aura pas et il ne peut pas y avoir de gouvernement qui s'appuie sur des partis arabes antisionistes, des partis qui nient l'existence même d'Israël en tant qu'État juif et démocratique", a-t-il ajouté.

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