3,5 milliards de dollars réclamés à HSBC

©AFP

L'Argentine réclame à HSBC le rapatriement des fonds de 4.000 Argentins ayant un compte dans la filiale suisse de la banque britannique. Le montant total s'élève à 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros). C'est un nouveau revers pour HSBC, déjà au coeur d'un vaste scandale financier.

Fin de l'année dernière, les bureaux d'HSBC à Buenos Aires avaient été perquisitionnés et l'Argentine avait porté plainte contre la banque pour évasion fiscale. Aujourd'hui, le directeur de l'Administration fiscale argentine (AFIP), Ricardo Echegaray, veut s'assurer du niveau de responsabilité de la banque britannique.

Il déclare ainsi que "nous voudrions savoir si HSBC a soutenu le comportement des responsables de la branche argentine, et ensuite, nous attendons le rapatriement des fonds, qui selon nous se montent à 3,5 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros)". 

Par ailleurs, l'administration fiscale argentine, estime que les opérations frauduleuses de la filiale suisse d' HSBC ont été supervisées par des représentants d'HSBC en Argentine, aux États-Unis et en Suisse.

"HSBC a la responsabilité de rapatrier ces fonds en Argentine, de se séparer des responsables d'HSBC en Argentine et de changer sa politique envers ses clients."
Ricardo Echegaray
directeur de l'Administration fiscale argentine (AFIP)

Swissleaks

Ce lundi après-midi, Ricardo Echegary doit justement assister à l'audition du directeur général d'HSBC, Stuart Gulliver. Celui-ci doit s'expliquer sur l'affaire SwissLeaks devant la commission parlementaire britannique des Comptes publics.

Révélée en février par un consortium de journaux internationaux, l'affaire Swissleaks pointait du doigt la large responsabilité d'HSBC. La banque britannique est en effet accusée d'avoir fait transiter quelque 180 milliards d'euros de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse. Et ce, afin de leur éviter d'avoir à payer des impôts dans leurs pays respectifs, ou encore pour être blanchis via des sociétés écrans. 

Au-delà de ce montant exorbitant, la banque est aussi mise en cause pour sa clientèle douteuse. Il ne s'agit en effet pas uniquement de riches industriels, de célébrités et riches héritiers. Mais aussi de trafiquants d'armes et de drogue.  

Après la révélation du scandale, HSBC (Suisse) avait déclaré que les pratiques dénoncées appartenaient "au passé". "Depuis 2008, HSBC a radicalement modifié sa stratégie", a précisé la banque, tout en reconnaissant avoir eu "des manquements" dans le passé.

Des enquêtes pénales contre HSBC Private Bank (Suisse) sont déjà ouvertes dans plusieurs pays, dont la France et la Belgique.

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