Berlin joue la montre avant une taxe numérique européenne

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L'Allemagne a réclamé samedi, par la voix de son ministre des Finances, un délai avant l'instauration d'une taxe européenne visant les géants du numérique tels que Google, Apple, Facebook et Amazon. Paris s'impatiente.

Les géants du web, notamment américains (Google, Apple, Amazon, Facebook, etc.), seront-ils finalement taxés? 

A Vienne, le ministre des Finances allemand, Olaf Scholz s'est dit déterminé "à trouver une solution rapidement" tout en demandant du "temps" pour y parvenir.

Il est nécessaire de prendre le temps de débattre, mais nous sommes tout à fait disposés à trouver une solution sous peu.
Olaf Scholz

L'Allemagne avait accueilli avec réserve la proposition de la Commission européenne de fixer à 3% le taux de la taxe transitoire sur le chiffre d'affaires imposée aux géants d'internet, en attendant une réforme fiscale en profondeur. Cela rapporterait environ cinq milliards d'euros.

Certains États réticents

Soutenu par Paris, le projet est en revanche combattu par d'autres Etats membres, l'Irlande, où siègent certains groupes visés, ou des pays nordiques, qui redoutent les effets d'une telle taxe sur les secteurs de l'innovation ainsi que d'éventuelles représailles commerciales américaines.

Selon des responsables européens, Berlin veut avant tout s'assurer que le dispositif envisagé à Bruxelles n'aura aucune incidence sur ses constructeurs automobiles.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, farouche partisan du projet fiscal européen, a proposé d'assortir la disposition d'une clause de limitation dans le temps ("sunset clause").

Cette clause prévoirait l'abolition du dispositif si un accord mondial était trouvé sur la taxation des spécialistes dunumérique.

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