Charles Michel veut doubler la contribution belge à la lutte contre les changements climatiques

Charles Michel, lors de son intervention au sommet sur le Climat ©BELGA

Le Premier ministre belge Charles Michel s'est engagé lundi lors du sommet sur le Climat à New York à demander au Parlement de doubler les contributions de la Belgique à l'effort climatique.

"C'est un cri du coeur adressé à nos consciences par les jeunes générations", a lancé le Premier ministre belge en affaires courantes Charles Michel à la tribune du sommet sur le Climat, ce lundi à New York. Il intervenait quelques heures après un discours très remarqué de la jeune militante écologique Greta Thunberg qui a exhorté les leaders de la planète à agir pour réduire les gaz à effet de serre plutôt qu'à faire de beaux discours.

"Le changement climatique est le défi de ce siècle, et nous n'avons pas le choix, nous devons renforcer notre action", a martelé Charles Michel, qui s'apprête à occuper dans deux mois la présidence du Conseil européen. 

"Je proposerai au parlement de doubler nos contributions globales en matière de changement climatique"
Charles Michel
Premier ministre belge

Le Premier ministre s'est engagé à accroître la contribution de la Belgique à l'effort climatique. "La Belgique est prête à revoir ses contributions nationales d'ici 2020, a-t-il dit, nous voulons atteindre la neutralité climatique à l'horizon 2050."

"Je proposerai au parlement de doubler nos contributions globales en matière de changement climatique", a affirmé Charles Michel.

20 millions d'euros par an

La contribution fédérale au fonds vert de l'ONU pour le Climat était de 50 millions d'euros durant les cinq dernières années, soit 10 millions par an, explique une source proche du Premier ministre. Le gouvernement fédéral propose de doubler sa part à 20 millions d'euros par an pour les quatre prochaines années à partir de 2020. Reste à voir si les régions suivront cet effort de doublement.

En 2018, la contribution totale de la Belgique, via plusieurs fonds, fut de 80 millions d'euros. Parmi ces fonds, figure le Least Developped Countries Fund (LDCF), visant à soutenir les pays les moins avancés. "Entre 2009 et 2018, la Belgique a contribué à hauteur de 93 millions d'euros à l'effort climatique des pays les moins avancés. En 2019, cette contribution était de 15 millions d'euros. Ce qui fait de la Belgique le cinquième pays contributeur", a précisé Charles Michel.

66 pays présents

Les dirigeants d’une soixantaine de pays se sont réunis à New York pour s’engager à lutter contre les changements climatiques. Ce nombre représente à peine la moitié des 136 chefs d’État ou de gouvernement qui seront présents cette semaine à New York pour l’ouverture de la 74e assemblée générale des Nations unies.

En signant l'Accord de Paris sur le climat en 2015, les pays développés ont réaffirmé leur engagement à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour la transition vers un développement à faible intensité de carbone et pour l'adaptation au dérèglement climatique dans les pays en développement. 

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