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Des milliers de "fiches S" en France

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Certaines sont connues et ont été condamnées pour terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d'autres comme pouvant se radicaliser ou l'étant déjà.

Quelque 5.000 personnes, à l'instar du Marocain Ayoub El Khazzani, qui a ouvert le feu vendredi dans un train Thalys entre Amsterdam et Paris, font en France l'objet de fiches dites S de renseignement, notamment des islamistes radicaux.

Selon des sources policières, la fiche S - pour "sûreté de l'Etat" -, que la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) par exemple alimente quotidiennement, vise des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.

Elle est surtout destinée à attirer l'attention des forces de sécurité si l'un des fichés est interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement.

Environ 5.000 personnes sont ainsi répertoriées en France. Certaines sont connues et ont été condamnées pour terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d'autres comme pouvant se radicaliser ou l'étant déjà.

Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats islamistes de janvier contre Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l'auteur des tueries perpétrées du 11 au 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban au nom du jihad.

Yassin Salhi, ce chauffeur-livreur de 35 ans, qui avait décapité en juin son patron à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), accrochant sa tête sur un grillage encadrée par deux drapeaux islamistes, et tenté de faire exploser une usine chimique de la région lyonnaise (centre-est), avait aussi été fiché "S" durant deux années sans pour autant avoir éveillé l'attention des services de police.

Car être l'objet d'une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. "C'est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu'il faut alimenter pour qu'elle soit efficace", selon un policier.

Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers comme cela semble être le cas d'Ayoub El Khazzani, soupçonné d'avoir ouvert le feu vendredi dans le Thalys Amsterdam-Paris, blessant deux personnes.

Agé de 25 ans, bientôt 26, il a résidé en Espagne et en Belgique. Il avait été signalé par les autorités espagnoles aux services français.

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