Et donc, van Ypersele quitte le Giec...

©BELGA

Le Sud-Coréen Hoesung Lee a été élu nouveau président du Giec. Le Belge Jean-Pascal van Ypersele n'a pas réussi à s'imposer malgré la campagne qu'il a menée depuis un an et demi. Comme il l'avait annoncé, il va quitter l'organisation.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a un nouveau président. Il s'agit du Sud-Coréen Hoesung Lee, déjà vice-président depuis 2008. Le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele figurait parmi les six candidats à la présidence. Les deux hommes assuraient jusqu'ici la vice-présidence.

©IPCC

Selon l'Université de Berne,  Lee a obtenu 78 voix au second tour de scrutin, contre 56 pour le Belge. Le Sud-Coréen était déjà arrivé largement en tête du premier tour, avec 45 voix, contre 32 pour son rival belge et 30 pour le candidat suisse. 

Outre le Sud-Coréen et le Belge, quatre autres candidats lorgnaient sur la présidence: l'Américain Christopher Field, de l'Université Stanford (Californie), le Suisse Thomas Stocker, co-président du groupe de travail I du Giec sur les bases scientifiques des changements climatiques, l'Autrichien Nebojsa Nakicenovic et le Sierra-Léonais Ogunlade Davidson.

Des problèmes avec le système de vote électronique avait retardé l'élection qui avait lieu à Dubrovnik en Croatie. Le climatologue belge avait tweeté que la réunion devait alors être suspendue jusqu'à 18h30 afin d'organiser un vote papier.

Fondé en 1988, le Giec évalue de manière objective les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec la question du changement climatique. Le groupe compte 195 pays membres. Le Giec avait annoncé en février la démission de son président, l'économiste indien Rajendra Pachauri, objet d'une plainte pour harcèlement sexuel. L'intérim est assuré par le Soudanais Ismail El Gizouli. 

Comme il l’avait annoncé, le climatologue belge quittera en tout cas tous les postes à responsabilité de l’institution. Il ne peut rempiler comme vice-président et la Belgique n’est pas en mesure d’assumer les coûts liés à une coprésidence de groupe de travail (il faut héberger une équipe technique). "  J’avais dit : la présidence ou rien. Je quitte donc le Giec , confirme-t-il. J’espère avoir à un moment donné l’opportunité de servir la communauté internationale, même si je ne sais pas encore comment ".

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