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Et oui, 2014 fut catastrophique

L'année 2014 a été "catastrophique" pour les victimes civiles des conflits, constate Amnesty International. Pointées aussi, les conditions de détention, en Belgique, surtout pour les personnes avec troubles mentaux. Et la violence à l'encontre des femmes, en Belgique aussi...

Au cours de cette année "exceptionnellement" chargée en conflits (Syrie, Ukraine, Gaza, Nigeria, etc.), "des millions de civils" ont été tués et "15 millions" de personnes ont été déplacées, ce qui constitue "probablement le plus grand nombre de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale", accuse Salil Shetty, secrétaire général de l'organisation de défense des droits de l'homme, lors d'une conférence de presse à Londres.


"2014 s'est révélée catastrophique pour des millions de personnes en proie aux violences."

©Photo News

Le rapport de l'organisation, qui passe en revue l'état des droits de l'homme dans 160 pays, recense des exactions dans 35 d'entre eux par des groupes armés comme le groupe État islamique (EI) ou Boko Haram.

 

• Amnesty évalue à 3.400 le nombre de réfugiés ayant perdu la vie en Méditerranée l'année dernière en tentant de rejoindre les rivages européens et pointe le fait que 95% des 4 millions de réfugiés syriens ont été accueillis dans les pays voisins de la Syrie.

"La Syrie a des millions de réfugiés et l'Europe en a seulement accepté quelques milliers. Pire, ils poussent les gens à s'embarquer" pour traverser la Méditerranée faute de voies migratoires légales. (Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty)

©Massimo Sestini/POLARIS

 

Amnesty est particulièrement sévère envers l'Organisation des Nations unies (ONU).


"Le Conseil de sécurité des Nations unies, un organisme qui a été créé pour protéger les civils et assurer la paix et la sécurité, a lamentablement échoué." (Salil Shetty)


Selon Salil Shetty, "les cinq membres permanents (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie, NDLR), ont, à notre avis, constamment abusé du pouvoir et des privilèges du droit de veto pour promouvoir leurs propres intérêts politiques ou géopolitiques au détriment de la protection des civils".

 

 

Un quart
Un quart des femmes en Belgique se sont vu imposer des relations sexuelles par leur partenaire.

Différents points noirs figurent dans le rapport sur la Belgique établi par Amnesty.

©BELGA

•     L'ONG s'inquiète particulièrement des conditions de détention dans les prisons. En cause, la surpopulation carcérale. Plutôt que la construction de nouveaux centres de détention, l'ONG appelle à préférer les alternatives à l'emprisonnement, comme le port d'un bracelet électronique.
•    Toujours concernant les établissements pénitentiaires, "les auteurs d'infractions atteints de troubles de la santé mentale continuaient (en 2014) d'être détenus dans les quartiers psychiatriques de prisons ordinaires, avec un accès très limité à des soins adaptés". La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a d'ailleurs conclu en janvier dernier que ce genre de détention non adaptée constituait un traitement dégradant.
•     Amnesty dénonce également les actes de violences et de mauvais traitements racistes infligés par des policiers à des migrants, les mauvaises conditions de vie des lesbiennes, gays, des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées ou encore les projets d'extradition et de renvoi de ressortissants de pays tiers.
•     Enfin, la violence à l'encontre des femmes était toujours d'actualité l'an dernier. D'après un sondage national, "un quart des femmes en Belgique se sont vu imposer des relations sexuelles par leur partenaire et 13% ont été victimes de viol en dehors du couple". Selon Amnesty, aucune mesure n'avait été prise à la fin de l'année pour contrer ces formes de violence.

 

La France est, elle, épinglée pour des expulsions de campements roms réalisées dans des conditions "épouvantables".

©AFP

 

Et 2015? Enfin, Amnesty n'est pas optimiste quant aux perspectives pour les droits de l'homme en 2015, prévoyant que de plus en plus de civils se trouvent forcés de vivre sous contrôle de groupes armés brutaux et une aggravation de la crise humanitaire des réfugiés.

 

 

 

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