Fin de mission pour les F-16 belges qui ont combattu Daech

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La Belgique a assuré environ 5% de l'ensemble des missions menées par la coalition internationale sous le nom d'opération "Desert Falcon".

La Belgique a mis fin ce mardi à 18 mois de missions de guerre contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Ses quatre avions de combat F-16, engagés pour la seconde fois dans les opérations aériennes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, sont de retour au pays.

Les avions ont atterri vers 12h30 sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg). Les pilotes ont été accueillis par le ministre de la Défense, Steven Vandeput, des chefs militaires et des membres de leur famille.

Vandeput a qualifié l'action de son personnel de "fantastique prestation" dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", alors que les djihadistes ont été défaits militairement en Irak et n'occupent plus que certaines zones de leur califat auto-proclamé en Syrie après avoir été chassés de Boukamal, le dernier centre urbain qu'ils contrôlaient encore.

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La Belgique a assuré environ 5% de l'ensemble des missions menées par la coalition sous le nom d'opération "Desert Falcon" (ODF).

Les appareils belges ont enchaîné entre juillet 2016 et cette fin d'année 605 missions, larguant 675 bombes en 6.080 heures de vol. Depuis juillet 2017, en raison de la défection des Pays-Bas qui se sont révélés incapables de relever le détachement aérien belge comme prévu, le nombre d'avions a été réduit de six à quatre et le personnel à une nonantaine de militaires.

Lors d'une précédente période d'opération de neuf mois, d'octobre 2014 à la mi-2015, six F-16 avaient effectué 386 missions en 3.420 heures de vol, larguant 324 bombes.

"La consigne donnée aux pilotes est 'en cas de doute, pas de doute'" et donc pas de tir.
Frederick Vansina
Patron de la Composante Air

L'efficacité des attaques au sol contre des positions des djihadistes a atteint 85% et le taux de réussite des frappes a été de 97%, a souligné ce mardi le général Vansina, qui affirme ne pas disposer de preuve de victimes civiles causées par des bombes belges. "La consigne donnée aux pilotes est 'en cas de doute, pas de doute'" et donc pas de tir, a rappelé le "patron" de la composante Air.

Soutien aux troupes irakiennes

Selon lui, l'essentiel des missions - 70% - ont été menées en soutien aux troupes irakiennes au sol, que ce soit les forces du gouvernement de Badgad ou les peshmergas (combattants kurdes), notamment lors de la reconquête de Mossoul, la seconde ville d'Irak, au terme d'une offensive de près d'un an.

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Les missions au dessus de la Syrie, plus controversées d'un point de vue juridique en l'absence de contacts avec le régime du président Bachar al-Assad et d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, n'ont représenté que 12% du total.

Quatre F-16 néerlandais remplaceront les appareils belges début janvier, mais la Belgique fournira comme convenu un détachement d'environ 30 militaires chargé d'assurer, en principe jusque fin 2018, la sécurité au sol des avions néerlandais.

Steven Vandeput a toutefois rappelé que la Belgique restera aussi engagée en 2018 dans la lutte contre Daech sous plusieurs formes, dont la plus importante sera une contribution terrestre - d'environ 54 militaires - au groupement opérationnel belgo-néerlandais chargé d'une mission d'entraînement et d'assistance aux forces irakiennes et aux peshmergas.

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