Hollande à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle

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François Hollande est arrivé ce vendredi après-midi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle déployé au large de la Syrie pour frapper l'Etat islamique (EI). A deux jours du premier tour d'élections régionales difficiles pour la gauche, le président français a rencontré les troupes militaires engagées dans les opérations anti-EI.

Le président François Hollande est arrivé vendredi vers 15H15, heure belge, à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle, déployé en Méditerranée orientale pour participer aux opérations en Syrie et en Irak contre le groupe Etat islamique.

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Le chef de l'État, accompagné notamment du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit rencontrer, entre autres, les pilotes de chasse et techniciens qui interviennent sur le porte-avions à bord duquel se trouvent environ 2.000 personnes.

Seul porte-avions de la marine française, en service depuis mai 2001, le Charles-de-Gaulle navigue actuellement dans une zone entre le sud de la Turquie et le nord de l'Égypte.

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Ainsi déployé, il "a multiplié par trois la capacité française de frappes aériennes contre Daech (l'organisation EI, ndlr) en Syrie et en Irak", a rappelé l'entourage du président.

C'est la première fois qu'un président français se rend sur ce porte-avions en opération loin de sa base de Toulon, dans le sud-est de la France. C'est également la première fois que François Hollande se rend sur le théâtre des opérations militaires françaises contre le groupe EI. En décembre 2013, il s'était rendu en Centrafrique cinq jours après le déclenchement de l'opération Sangaris.

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L'engagement du Charles-de-Gaulle avait été annoncé le 5 novembre par la présidence. Il avait appareillé de Toulon cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis (130 morts) et a mené ses premières frappes en Syrie le 23 novembre. Depuis cette date, environ 110 sorties ont été effectuées, entre frappes et vols de renseignement et de surveillance.

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Après les Britanniques, des renforts allemands arrivent

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L'Allemagne a prévu de déployer six avions de reconnaissance Tornado, une frégate d'assistance à la sécurité du Charles-de-Gaulle, un appareil de ravitaillement et 1.200 hommes.

Elle ne participera en revanche pas aux frappes aériennes menées par la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie en Syrie. Les renforts allemands et britanniques sont "très importants", a-t-on expliqué vendredi dans l'entourage de François Hollande. "Ils vont permettre d'assurer la permanence des frappes et la couverture du terrain." "Si l'on veut intensifier les frappes, il faut régénérer le potentiel de soutien", a-t-on ajouté.

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